Much Abdos about Nothing

22 mai 2011

La déesse qu'a la police

Oui, blabla, je reviens, on ne va pas y passer des heures
Cela dit, je suis un peu déçu. En mon absence, la fréquentation est tombée à 1,6 personne par jour. 1,6. Rien, quoi. C'est à peine le Père Fourras et Passe-Partout. Déçu.

Là, je vais vous parler des scénarios de films p*rno (alors, 2 choses : Primo, OUI, je dis scénarios et pas scénarii, je vous emmerde, et secondo, je vais écrire p*rno p*rno, pour tromper l'ennemi). La transition sera dure (comme ma b*te). Ah tiens, non.
C'est vrai, c'est un peu pour coller à l'actualité, DSK tout ça, et le fantasme de la femme de ménage-qui-te-fait-des-choses-alors-que-tu-sors-nu-de-la-salle-de-bain. Des choses que normalement, tu ne vois pas dans la vraie vie, celle avec des seins qui tombent avec une proportion de silicone inférieure à 9 seins sur 10.
Étudions des cas concrets.

Scénario n°1 : Un homme dans un bureau, une femme secrétaire (je commence fort comme une envie de roquefort)
Le p*rno : Elle entre, elle a des lunettes et les cheveux détachés. Il la jauge de haut en bas, la déshabille rapidement, les yeux pleins de poésie, lui sort "Mmh, tu sais que t'es bonne", et paf, sur le bureau. Là dessus, la chef entre, et, oh le coup de bol, perd sa culotte. Paf sur le bureau. Bon, après, selon le coeur de cible, on peut ajouter ou non la comptable, la commerciale, le livreur, la drh, l'assistante drh, la stagiaire drh, et le pot de fleurs de la drh. Parce que le p*rno, ce n'est pas que de la viande, c'est parfois végétarien, aussi. Paf sur le bureau. Qui tient le choc, c'est donc moyen réaliste.

Le film américain : Ouais, un truc à mi-chemin. Là, la secrétaire, personne ne s'est rendu compte qu'elle est grave belle, parce qu'elle a les cheveux attachés et des lunettes. Apparemment, aux États-Unis, ça te change une femme. Elle est amoureuse de l'homme dans le bureau, qui normalement, a une copine, qu'il va larguer au milieu, et finir avec la secrétaire. Sans paf sur le bureau, sans comptable, commerciale, livreur, drh, assistante drh, stagiaire drh. Mais avec pas mal de pots de fleurs, c'est bucolique. Personne n'est allergique, c'est donc moyen réaliste

La réalité : Ben, l'homme travaille, la femme aussi. D'ailleurs, ça pourrait être la femme dans le bureau. Bref, pas le temps pour ces conneries. Y'a un pot de fleurs. Et une drh, une commerciale, un livreur etc. Les bureaux sont fragiles, pas de paf. Tout ceci me parait très réaliste.

Scénario n°2 : Le voisin qui manque de sel, la voisine qui en a (c'est même plus du roquefort, là).
Le p*rno : Il sonne. Elle ouvre en sous-vêtements, normal quoi. Là, elle n'a pas de lunettes ni les cheveux attachés, c'est un film à petit budget. Il la jauge de haut en bas, la déshabille rapidement, les yeux pleins de poésie, lui sort "Mmh, tu sais que t'es bonne", et paf, sur la cuisine. Ensuite, même acteurs que n°1, mais là, ils sont voisins. Beaucoup d'omelettes, pas d'oeufs, moyen réaliste

Le film américain : Elle a les cheveux attachés et des lunettes, c'est donc un film à gros budget. D'ailleurs, tiens, on ajoute un pot de fleurs. Il largue sa copine quand elle lui donne le condiment voulu, se détache les cheveux et met des lentilles. Il a un grand appart', boit du vin, mais n'a pas de sel, moyen réaliste.

La réalité : Ben, il achète du sel. Réaliste

Scénario n°3 : La forêt, une femme, un homme.
Le p*rno : Ben, faut il une raison là aussi pour qu'ils se retrouvent nus? Bon, il n'a pas besoin de sel, il n'y a pas de bureau. Mais à un moment, il l'a jaugée de haut en bas, l'a déshabillée rapidement, les yeux pleins de poésie, lui a sorti "Mmh, tu sais que t'es bonne", et paf, sur le tronc d'arbre. T'as plein de fleurs, pas de pot. Pas de lunettes non plus, question de budget. Même acteurs que n°1 et n°2, mais ils se promenaient dans les bois, et ont vu le loup. Ai je besoin d'expliquer pourquoi c'est moyen réaliste?

Le film américain : Euh.. Un film sur des amoureux de la nature. Rien que ça, aux États-Unis, c'est moyen réaliste

La réalité : Y'a un type qui ramasse des champignons, et une fille qui court. Ils se croisent. On baille, mais c'est réaliste.

Scénario n°4 : Une chambre d'hôtel, un homme nu, une femme de chambre.
Le p*rno : Ça ne se termine pas en prison. Ou alors, si, mais tout le monde fait des choses. Pas de pot de fleurs. C'est moyen réaliste.

Le film américain : Ça se termine en prison. S'il est innocent, il s'évade, mais même pas à l'aide d'un pot de fleurs. C'est moyen réaliste.

La réalité : Alors, on va le savoir bientôt, mais il n'y a pas de pot de fleurs. C'est moyen réaliste.

 

VOILÀ. Vous savez tout. En fait, DSK est un acteur p*rno, et la femme de chambre, une actrice de films romantiques américains. D'où les questions. Forcément, y'a eu méprise (multiples).

Cordialement

Posté par Ze inconnu à 23:00 - Commentaires [4] - Permalien [#]

13 février 2009

Le dernier cri, ô génie! de la fille, nan, c'est mon dealer.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est la crise. Non, mais la VRAIE crise, pas la gueulante de ta mère quand elle entre dans ta chambre et qu'elle voit qu'il y a un mouton dans ta chambre. Mais pas de poussière, hein, ça fait éternuer. T'as beau lui dire que c'est pratique pour se tricoter un pull, elle n'accepte pas. Tu vois? Bon, ben, la crise, c'est pas ça.

Car voilà, on l'annonçait depuis longtemps, t'avais les affiches dans le métro, les infos là dessus partout, pire que le dernier Astérix. Enfin, non, peut-être pas, mais pire que le film de Largo Winch. Enfin, non, peut-être pas, mais crotte, t'as compris ce que je veux dire.
C'est la crise. LA crise. La Crise. LA CRIIIIIIIIIIISECRIIIIIIIIIIISE!! C'est l'angoisse, c'est la panique, c'est la peur. Enfin, sauf à Marseille, parce que là bas, ils crisent dégun. En revanche, chez Partouche (non, pas la partie fine à plusieurs chez nos amis portugais, non)(et non, pas du tout, je n'ai pas choisi ce nom uniquement pour faire ce jeu de mots minable, non), c'est la crise des gains. Ailleurs aussi, il parait. C'est l'heure de faire des économies, de travailler plus pour gagner plus, tout ça. Oui, comme avant, mais là, tu comprends, c'est la CRISE. Donc, c'est comme avant, mais en pire. Un peu genre comme la chirurgie esthétique de Cher, quoi.

Tu ne comprends pas ce qu'est la crise? Explications :
Donc, voilà, l'économie mondiale, c'est comme le visage d'une riche rombière. Au fil des ans, ça tombe de plus en plus, jusqu'à ce que le lifting soit nécessaire : c'est la crise. Donc, la vieille, elle fait la gueule un moment, surtout à cause du Botox qui l'empêche désormais de bouger son visage. Puis ayé, elle meurt, et les héritiers sont contents. Là, les héritiers, on ne sait pas encore qui c'est, mais c'est comme dans la réalité, le testament, c'est un peu la pochette surprise, sauf que t'es pas obligé de faire semblant d'être content alors que t'as juste un vieux pin's, la morte s'en fout.

Actuellement, l'histoire, c'est ça : Depuis pas mal de temps, la vieille se regardait dans le miroir, a vu son visage ravagé par l'âge, les satellites et la bombe, ma pauvre dame, y'a plus de saisons, et elle s'est décidé à se faire rajeunir un coup, et elle a trouvé un chirurgien qui lui a expliqué qu'elle n'avait besoin que d'un petit lifting. Bon, vu sa gueule, c'est plutôt d'un ravalement de façade et d'un peintre en bâtiment dont elle avait besoin, mais quand l'argent est en jeu, l'hypocrisie s'appelle "sens des affaires". L'opération est longue, difficile (faut voir aussi que son visage ressemble plus à la faille de San Andreas qu'à autre chose, hein), et on ne sait pas encore ce que cela va donner. Et nous, actuellement, on en est là.

Ça fait peur, hein? Oui, la vieille fait peur, oui, mais je parlais de la crise. Aujourd'hui, on a un peu l'impression que ça peut nous tomber dessus à tout moment. Genre, t'es là, pouf t'es plus là, t'es sous la crise. T'es dans la mer et pouf, le requin te choppe. T'es dans l'espace et pouf Mir express.. euh, explose.
Ben, en fait, non, ça ne marche pas comme ça. Tout le monde savait qu'elle venait, la crise. TouuuuuutTouuuuuut le monde. Sauf l'Islande, apparemment, mais évidemment, à force de manger du poisson, t'as une bonne mémoire mais tu comprends rien.
Non non, la crise, c'est t'es là, puis tu entends le capitaine Kirk (Beam me up, before you go go go, Scotty) et après, tu disparais. T'es dans la mer, et t'entends le requin qui arrive avec son clavier et sa musique et après, il te choppe. T'es dans l'espace, et Paco Rabanne te prévient que ça va sauter. En gros, tu sais que tu vas mourir, tu n'y peux rien, mais tu le sais. Voilà, simplement. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde fait la gueule.

Tu ne comprends pas? Attends, je vais faire plus slip...plus simple, pardon.
La crise, elle est due au fait que certaines personnes ont trop tiré sur la corde. L'économie mondiale capitaliste, c'est comme le string de Maïté. Après quelques ragondins. Toi, tu t'amuses avec. C'est grand, c'est chaud, tu peux en faire plein de choses, bref, c'est le bonheur. Tu pourrais limite t'habiller avec. Le problème, c'est que t'es pas le seul à vouloir être habillé pour l'hiver, forcément. T'as beau pouvoir reboucher le trou de la couche d'ozone avec ce string, si tout le monde en veut un bout, on ne va pas aller très loin. Mais c'est celui de Maïté, que diable! Pas celui du premier mannequin anorexique venue où tu peux même pas te faire avec un de ses pulls un gant à doigts de pied (ah, on me fait signe que ça existe déjà, et que ça s'appelle une chaussette).
Bref, donc, tu le monde en veut un bout, tout le monde découpe et tire dans son coin, et là, le malheur : Le string craque. Et Maïté l'entend, forcément, ce n'est pas la première fois qu'elle entend ce bruit, elle le connaît bien. Et elle vous hurle dessus, à toi et tout ceux qui le voulait pour lui, ce string. Et tous, vous ne savez plus où vous mettre. Et vous vous cachez, tandis qu'elle hurle toujours. Voilà pourquoi on est en crise. Et elle durera jusqu'à ce que quelqu'un ait trouvé l'armoire à sous-vêtements de Maïté, mais vu qu'elle devient méfiante, et que sa baraque est proportionnelle à sa taille, ça va mettre du temps pour tout fouiller.
Bon, il reste toujours la solution de la corbeille à linge sale, mais comment dire...

Voilà comment ça marche, l'économie.
La prochaine fois, nous verrons la vulgarisation de l'explosion atomique, grâce à Zidane (Little Boy) et son coup de tête sur Materrazzi (méchant). En tentant évidemment de rester le plus neutre possible. C'est ça, la science.

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03 février 2009

Je suis comptable de faits, c'est du culot, té!

Alors,tout d'abord, mes excuses à mes (très nombreux) lecteurs, la dernière note s'est trouvée victime de mon manque d'amour à son sujet. Oui, c'est cruel, je sais, mais faut pas déconner non plus, je suis chez moi, comme je me plais à le répéter, et si je veux déclarer la guerre aux cheveux secs et aux pointes fourchues, ou l'inverse je ne sais jamais, j'ai le droit.
C'est vrai, quoi, je décide de qui a le droit de vie ou de mort. Tenez, là, je vais écrire un truc, et le supprimer, sans que vous le sachiez. Voilà, hop, c'est fait. Je suis l'Empereur. Le Roi? Le Prince? Bon, le Duc, alors? Le Chef? Rien? Ah, Rien, ça vous plait. Donc, Rien avec une majuscule. Voilà, comme je le disais, c'est moi qui décide.
D'ailleurs, on va parler foot. Non? Hand? Basket? Vous ne voudriez pas non plus que je vous parle des contes de fées! Ah si... Ah bon. Bon, ben, je décide qu'on parlera des contes de fées, voilà.
Qu'est ce qu'un conte de fées, alors. D'aucuns pensent qu'il s'agit d'une histoire avec des princesses et des sorcières. Mais que nenni. Enfin, si, mais déjà, arrêtez votre féminisme, y'a aussi des hommes. Des princes, même. Qui ne servent pas à grand chose, certes, mais essayez de manger une soupe à la fourchette, et vous comprendrez que parfois, certaines choses sont indispensables, même si on les prend 5mn avant la fin.
Non, les contes de fées, mon pauvre ami, c'est une quantité de codes à suivre, de règles à respecter, de poncifs éculés à répéter, tellement que passé un certain nombre, vous en avez lu un, vous les connaissez tous. Donc, comment écrire un conte de fées, mode d'emploi.

Déjà, un conte de fée, ça commence TOUJOURS par "Il était une fois", et ça finit TOUJOURS par "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Pourquoi, me demandez vous. Eh bien, c'est simple. Ça commence comme ça pour montrer que, faut pas déconner, une pomme ne fait pas dormir et une femme de ménage, ça ne se transforme pas en citrouille, ou je ne sais quoi. Et ça finit comme ça pour ne pas trop aller dans le détail d'une femme devenue juste une machine à procréer et changer les couches et d'un homme courant le jupon à droite et à gauche pour éviter de se coltiner une mégère et 135 lardons hurlant à tue-tête (Non, mais en même temps, faut le comprendre, une armée de dragons, c'est toujours plus facile à combattre que ça. Déjà, t'as même pas le droit de tuer tes gamins, alors que les dragons, si. Une armure, ça te protège contre les flammes, pas contre les cris vociférant de gnomes d'un mètre. Et puis, un dragon, ça possède un trésor, alors qu'un gamin, tu vois, ça possède ta femme, bonjour le cadeau).
Donc, voilà, un conte de fées, ça a un début, une fin, et au milieu, il y a des aventures. Parce que le prince, ou le chevalier, ou tout bellâtre de base, dans ce genre d'histoire, il faut quand même qu'il lutte un minimum pour chopper. C'est pas genre il est en boite, et là, il y a Blanche Neige évanouie par terre tellement elle est bourrée, ou Cendrillon qui cherche sa chaussure par terre, et comme Poucet s'est fait virer pour avoir laissé des cailloux pour retrouver facile les toilettes et les trois ours sont en partouzes avec Boucle d'Or, il a le choix. Non, c'est plus chaud. Il faut des monstres. Non, les videurs, ça ne compte pas.
En plus, les monstres, c'est simple. Un monstre, c'est tout personnage méchant. Et moche, de surcroit. Un loup, un dragon, une sorcière, ta belle-mère le matin, tout ça, c'est bon. Et ce monstre, il faut qu'il s'en prenne à une jeune fille innocente, plutôt du genre pas mal foutue, mais qui ne sait pas s'arranger. Ou qui se balade dans une forêt avec de la bouffe, hein, tu fais comme tu veux. Du moment que cette dernière ait un sweat à capuche où il n'y a pas marqué GAP, t'as tout les droits, c'est ton histoire. Juste, essaie d'être un peu logique, même dans un univers où les loups parlent. Genre, si tu plantes le décor dans le désert de Gobi, tu comprendras que la gamine avec son sac de provisions dans une forêt, c'est moyen crédible. D'ailleurs, évite le désert de Gobi. Prends plutôt une zone bien peuplée, parce qu'il y a toujours un château dans le coin. Ou une forêt. Et tu arrêtes de me faire chier avec ta gamine à capuche, là, fous-y Passe-Partout et le reste de Fort Boyart dans ta forêt, bordel. C'est bouché, la gamine en forêt, ça a déjà été fait! Comment? Elle est nue sous son sweat? Ah, euh... oui, mais ça, c'est le cours d'à côté. Mais tu peux rester un peu, développe.
Ahem, reprenons.
Donc, voilà, t'as la fille, qui ne connait rien à la vie, et qu'est tellement gentil qu'on serait pas dans un conte de fées, elle finirait secrétaire à se faire sauter par son patron. T'as le monstre/méchant, qui veut se farcir la fille, ou se venger du monde ou du type qui lui a piqué son jouet quand il était petit, ou se débarrasser d'une rivale pour le titre de Miss Saucisson. Et pour le bellâtre, tu prends le premier couillon venu avec un titre un peu ronflant, ça marche bien, ça. T'as ton décor, t'as tes personnages secondaires, qui sont plutôt gentils, mais intellectuellement limités, ou physiquement difformes, histoire qu'ils ne fassent pas de l'ombre et qu'on oublie pas que dans la vie, c'est quand même quand t'es riche et bien portant que tu gagnes à la fin. Sauf au foot si t'es allemand.
Il ne te reste plus qu'à trouver le moyen par lequel il va y avoir violence sur la fille un peu coconne. Déjà, je te préviens, t'oublies le viol, le coupage de bras, le sang et les extra-terrestres. C'est pas vendeur. Et t'oublies la pomme ou la machine à coudre, c'est déjà fait. Tu peux moderniser si tu veux, mais je ne sais pas si t'as déjà essayer de bouffer un portable ou de te piquer avec une télé, c'est moyen possible.
Voilà, ensuite, tu brodes, tu peux ajouter un compagnon à ton héros, mais l'essentiel, tu m'entends, l'essentiel, c'est de ne le faire apparaitre, tout beau et tout pimpant, qu'à la fin. La fourchette et la cuillère, tout ça, tu te souviens. Faut pas laisser le temps au lecteur de se demander si oui, mais est ce qu'il aime les mêmes films qu'elle, est ce qu'il fait le ménage, et est ce qu'il a une bonne situation, tu comprends. Tu fais souffrir la fille autant que tu veux, du moment que tu ne la défigures pas, et le méchant meurt à la fin, si possible avec des bobos et des bosses.
Voilà, c'est pas compliqué, c'est le conte de fées.
Maintenant, tu peux commencer à écrire, et t'oublies pas, c'est 15% de royalties pour moi

Bien, maintenant, toi, fais voir ton script avec la fille qui n'a que son sweat, là, il y a peut-être moyen de faire un film...

Posté par Ze inconnu à 13:40 - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 janvier 2009

Un tri dans la ville, c'est pour la suite

Bonne année, les enfants! (dites moi, la note précédente vous a inspirée..)
Que 2009 vous apporte un tas de messages de ma part! (oui, les résolutions, je n'en prends pas, c'est juste bon à pleurer le 31 Décembre sur la non perte de ta virginité ou ton cancer du poumon, hein, alors je souhaite, maintenant) (Hein? Non, je ne fume pas, pourquoi?)
Bref, donc, en cette période de l'année, c'est le moment des rétrospectives. Et comme j'aime pas le mouton, on va parler des Bisounours. Comment? Vous voulez quand même une rétrospective? Eh, mais les Bisounours quoi!
Bon, bon, très bien.
Alors, Janvier, il a fait froid, comme en Février, et aussi en Mars, je suppose, je ne me souviens déjà pas de ce que j'ai mangé hier, alors, Mars, hein. Avril, il a du pleuvoir, comme en Mai, et en Juin, on a perdu, en Juillet, en Août et un peu en Septembre, c'était l'été, en Octobre et Novembre, il a du pleuvoir, et les feuilles sont tombées, et en Décembre, j'ai eu froid. Voilà, on peut se farcir les Bisounours, maintenant? Merci.

Bon, donc, les Bisounours. Oui, je répète Bisounours jusqu'à ce que vous n'en pouviez plus et que la simple pensée d'un truc rose avec un arc en ciel sur le bide vous fasse vomir. C'est cadeau, c'est la nouvelle année.
Ce qui est marrant, avec ces créatures, c'est que c'est un truc de vieux. Enfin, de mon âge, quoi. Et que tout le monde en parle, comme si c'était devenu un nom commun ou un adjectif. Ou une insulte. T'es trop un Bisounours, selon que c'est dit de Lolyta à Kevyn (après maints et maints cadeaux et autre gentillesses alors que ce dernier n'a que la sauter en tête, aaah, le bel âge), de l'hôtesse à Joey Starr (pareil, sans le bel âge) ou de Grobisou à Grochéri (par..euh, à vérifier), ce n'est pas pareil.

Donc, que sont les Bisounours exactement. Pour les plus jeunes, c'était le Teletubbies de l'époque : un truc niais, rose et bleu, vomissant la gentillesse et puant le manichéisme. Oui, surprise, c'est américain, comment l'aviez vous deviné?
Je vous ai déjà donné le nom de deux Bisounours, vous pouvez voir que les créateurs ont du s'inspirer des surnoms d'habitués de bars gay. Non, mais Grobisou, Grochéri, Grogâteau ou Grotaquet, y'a pas idée! (Pardon? Ah, pas Grostaquet, mais Grostaquin. Je me disais, aussi, ça ressemblait beaucoup trop à Grospaquet). Oui, déjà, vous sentez la nausée qui vient.
Et attention, vous n'avez pas encore vu le nom des méchants : Le sorcier Sans-Cœur et le professeur Cœur-De-Pierre. Ah, tiens, vous aussi vous avez mangé des pâtes à midi. Paf, donc, une génération de perdue. La mienne, de génération, d'où je râle. Oui, je râle beaucoup, mais j'ai le droit, on est chez moi.

Alors, l'histoire, maintenant. C'est d'un complexe à faire pâlir un spécialiste du Proche Orient. Je résume, sans regarder WikipédiaWikipédia : Les méchants sont méchants, et les gentils Bisounours sont gentils et combattent les méchants à l'aide de leurs gentils pouvoirs, que l'on peut deviner par le dessin sur leur ventre. Pas trop fatigués?
Bon, jusque là, vous vous dites que c'est vraiment immonde de faire subir ça à des enfants, mais ça ne dépasse pas ça, hein.
Ben, si, justement.
Déjà, le pouvoir, il jaillit du ventre. IL JAILLIT DU VENTRE! DEVANT DES GAMINS! Et ça va plus loin! Ce pouvoir qui JAILLIT DU VENTRE, il contamine la personne touchée si tu ne te protèges pas. Genre, Grosdodo, il fait dormir en te touchant avec son pouvoir QUI JAILLIT DU VENTRE. Et là, encore, je fais soft. Je te passe donc l'utilité des pouvoirs de Grosbisou, Groschéri ou Grostaquet. Taquin, merde.
Donc, je dis pornographie. C'est pire que les SchtroumpfsSchtroumpfs!
Ensuite, c'est politique à mort : GuantanamoGuantanamo avant l'heure, ce truc! T'es triste? BAM GroscalinGroscalin dans ta gueule. T'as envie de t'amuser le soir? BAM GrosDodo dans ta face. T'es au régime? BAM Grosgâteau te tombe dessus. T'as envie d'être célibataire? BAM Groscopain vient te gâcher tout ça. Et puis, c'est un truc à te forcer à être obèse, ils sont tous GrosquelquechoseGrosquelquechose. Ah, tiens, non, il n'y a rien quand t'es en manque de sexe. FORCÉMENT, ça ne sert qu'à te reproduire, le sexe, dit le message caché. Encore que, comme il y a pas mal de mâles, je ne vois pas trop comment... euh, changeons de sujet.
Bref, donc, un Bisounours pour tout les états. Un Bisounours pour tout les maux. Le Bisounours est un remède. Tu es malheureux? Va voir un Bisounours. Tu ne te sens pas bien dans ta peau? Trouve le Bisounours qu'il te faut. Et dans la vraie vie, il fait quoi, le gamin qui n'est pas bien, hein? Il cherche son substitut de Bisounours, exactement. Qui lui fera voir le monde tout coloré. Et chassera le problème. Une génération de drogués plus tard, le mal est fait.

Si t'es pas d'accord avec les Bisounours, de toute façon, t'es un méchant, et donc, on te combat, nous autres gentils Bisounours. Non, mais attendez, je ne me souviens plus du dessin animé, mais il ne manquerait plus que les méchants soient noirs et que les Bisounours prient, et c'est le pompon. Aucune liberté d'agir, il FAUT que tu penses comme eux. Sinon, on t'arrête à coup de bisous, et on te fout dans une prison à bisous où on te force à recevoir des bisous. Et tu manges des gâteaux aux bisous, et tu regardes des bisous, et on te rééduques à faire des bisous. Par contre, on ne te lave pas aux bisous, faut pas déconner non plus, c'est pas un hôtel de passe, ici. A la fin, quand on te libère, t'as une forme de bouche. Comme à GuantanamoGuantanamo, où quand tu sors, t'as une forme de Bush, c'est un peu pareil.

Alors moi je dis non. Surtout que, maintenant, les Bisounours sont revenus. Mais maintenant, ils ne se cachent même plus. Le coming-out est fait. C'est devenu politico-socialpolitico-social, il y a GrosAméricain. Enfin, un America Cares Bear, mais je pense qu'on peut le traduire par GrosAméricain. Sur le site, on peut lire ce qui suit :
America Cares Bear loves all that’s good about our country. This happy and energetic bear shows that we should do all we can to care for America and the world. America Cares Bear even shows he cares about our country with his red, white and blue tummy symbol —a shooting star.
Pour les non-anglophonesnon-anglophones, je traduis : Vomi gnangnan vomi, vomi, culcul vomi, vomi vomi vomi petite fleur vomi, a shooting star. En gros. (Oui, la fin, j'ai pas traduit, j'ai eu la flemme)

Bref, donc, voilà, encore un symbole de notre enfance dont l'innocence s'envole au gré du vent, balancé à l'ouest, à l'est, suivant les alizés et les courants, aaaah, que c'est joli... Mais le prochain ou la prochaine que j'entends prononcer le mot désormais maudit, je le transforme en America Cares Bear en lui plantant une shooting star dans le bide.

On verra si elle jaillira vers les méchants, tiens.

(P.S. Je tiens à remercier la talentueuse Sirana pour son inspiration dans la conception de ce message)

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14 décembre 2008

Dans le nord, on ment. En nombre, on tond

Aargh, sortir n'est plus de mon âge. Enfin, sortir, quand on reste chez soi, c'est assez étrange (la baleine est d'accord).

Bien, commençons.
Je me présente, je m'appelle Brieuc. Et je viens vous parler des normands. Enfin, plus précisément, de la relation entre un peuple civilisé, les bretons, et leur voisins légèrement en retard au niveau technologique, social, politique, et j'en passe. Je vous laisse deviner où se trouve mes origines. Parce que j'ai un problème avec eux. Comme tout le monde, non?

Non, mais bon, soyons sérieux, les normands, nous autres bretons, on les aime bien. C'est vrai, quoi, vous en connaissez beaucoup, vous, de main-d'œuvre bon marché, de nos jours, hein? Ils s'émerveillent d'un rien qui soit un peu moderne, un lit de paille suffit à leur confort, et n'entendant rien à tout ce qui est syndical, travaillent des heures durant pour un salaire de misère. Et puis, pour tout dire, ils ne cherchent rien d'autre que de venir chez nous, fuyant leur région. Sans être complètement sinistré, il faut dire que, bon, ça ne fait pas rêver des masses quand ils en parlent. Mis à part les touristes qui vont dans des villes répondant au nom romantique de Trouville (la femme de notre dirigeant breton, on l'appelait comme ça au début. Ça nous a bien fait rire de savoir qu'elle avait une ville d'accueil) ou autre, personne ne voudrait y aller. Genre, t'as parfois l'impression qu'ils subissent un hiver nucléaire tout les 3 mois, tellement il n'y a rien.

Donc, voilà, au début, on était content, nous et les copains, de les voir nous aider pour rien. Moi, j'étais marin, et les voir trimer du levée au coucher du soleil, ça soulageait. Ils n'étaient pas à notre niveau, hein, a pêche, c'est un métier, un art. Ne croyez pas qu'on fait ça parce qu'on n'a pas le choix, hein, non non. Bon, ok, certes, c'est ça ou l'agriculture et les cochons, mais quand même, c'est noble.

Le problème, c'est qu'à force, ils finissaient un peu par piquer tout les jobs de "vrais" bretons. Un exemple, dans les crêperies, de plus en plus de normands sont employés aux fourneaux, alors que pour faire les crêpes, il faut un permis spécial. Alors, bon, certes, je ne suis pas non plus un forcené des traditions, mais il me semble que de mon temps, les choses étaient différentes. Les faire défiler sur une place, afin de choisir celui ou celle qui viendra nous aider chez nous, soit, les voir tenter de devenir bretons, ça, non. Ce n'est pas que ça nous gène, on est ouvert et tout, mais c'est qu'ils commencent à être beaucoup trop. Et les mélanges, c'est comme tout, au bout d'un moment, ça passe plus. On a inventé un dicton, nous, on dit "Breton contre normand, il fout le camp".

La Bretagne, il ne faut pas croire, ça reste une terre d'accueil, on est humaniste, et on comprend leur détresse, même si on aime bien se moquer d'eux (il faut les voir quand ils arrivent l'hiver, aussi, tout maigres et pas nourris.. Simple, de profil, on ne les voit pas. C'est à se demander si Kate Moss elle n'est pas normande, à la base). Mais là, il fallait faire quelque chose.

Alors notre chef, il nous a tous rassemblé, et il a fait un beau discours. Notre chef, c'est Nick. C'est un ancien marin, qui a vu un jour ses deux jambes disparaitre dans le ventre d'une baleine. Depuis, il n'est plus le même. Déjà, il a arrêté d'écouter Moby. Ensuite, il demande toujours qu'on soit sur nos genous en sa présence, car il ne supporte pas qu'on soit plus grand que lui. On l'a appelé deux jours Nick le nain, mais vu son caractère, on a vite arrêté.
Donc, je disais, il a fait un beau discours. Il a parlé de la situation, du fait que ça ne pouvait plus durer, et de comment faire pour faire passer ça auprès du peuple breton.
Il faut savoir, les normands, c'est pas avec leur salaire de misère qu'ils pourraient vivre grand luxe. Donc, ils se parquent tous ensemble dans des HLM, des huttes à loyers modérés. Et Nick, il nous a dit que, pour empêcher que trop de Normands viennent chez nous profiter de nos avantages, on pourrait dire que, franchement, ils exagèrent, ils piquent nos boulots, et en plus, ils n'essaient même pas de vivre comme des bretons, à manger des crêpes, à boire du chouchen, à porter la coiffe, et à danser dans des Festoù-noz. Bon, c'est vrai qu'on n'en fait plus trop, des Festoù-noz, et que la coiffe, il n'y a guère que les vieux qui la portent, mais comme tout le monde sait que c'est dans notre patrimoine, personne ne pourrait y redire.

Donc, Nick a fait son discours devant tout les bretons, et il y en avaient beaucoup qui étaient d'accord. Ils disaient que, non non, ils n'étaient pas anti-normand ni rien de tout cela, parce que, nous autres bretons, on a des valeurs, et qu'ils étaient quand même éduqués et civilisés et qu'on leur avait appris que tout le monde est libre et égaux en droits, mais que, quand même, si ces Normands pouvaient aller pousser les bouchons plus loin à St Moritz, ce serait bien.
Ils y en avaient qui étaient contre, forcément. Ils disaient que c'était inhumain de les traiter comme ça, qu'on avait qu'à tous les accepter comme breton, parce que c'était ça qui faisait qu'ils se sentaient différents. Mais comme tous voulaient commander les autres et imposer leurs idées, ils étaient plus occupés à tirer à la courte crêpe qui allaient être chef. Ca m'a rappelé ma fille, dans sa maternelle, c'était plutôt mignon.

Et Nick, il s'est rappelé que j'étais son copain, à ce moment là. Alors il a dit à tout le monde que j'étais l'homme de la situation, parce que, bon, déjà, il me connait depuis longtemps, et parce que, moi, les Normands, je n'aime pas leurs crêpes. Et puis, le Mont Saint Michel, ils nous l'ont volé, tout le monde le sait.
Alors, il m'a fait monté sur le podium, pour me présenter. Au début, ça allait, j'ai commencé par lire un papier que Nick m'avait donné. Il disait qu'on allait limiter le nombre de Normands sur le territoire breton, parce que c'était chez nous et qu'on a donc le droit de décider, et que de toute façon, ceux qui n'étaient pas content pouvaient partir, comme Yannec. Et qu'en plus, on allait aller chercher ceux qui se cachaient et qu'on les ramènerait gentiment chez eux, avec le sourire et du chouchen. Et là, ça a commencé à ne plus aller, parce que quelqu'un m'a demandé combien de normands il fallait renvoyer. Alors j'ai paniqué, parce que sur le petit papier, il n'y avait rien marqué. J'ai essayé de réflechir à un nombre réaliste, mais je ne voyais que des crêpes qui volaient devant mes yeux. Alors, j'ai dit "3000". L'autre, il m'a demandé "Par an?". "Non non, par mois". Quel andouille. J'ai bien vu que Nick, il me faisait les gros yeux par dessous, mais trop tard.

Alors, maintenant, je suis un peu ennuyé. Parce que 3000 normands par mois, déjà, il n'y en a pas autant qui rentrent. Et que ceux qui sont cachés, ils le sont bien. Ça doit être à force de vivre dans la nature, chez eux, ils savent bien se dissimuler de leurs prédateurs. Nick, il ne me parle plus, et les autres, ils disent que je suis rien qu'un méchant qui veut juste impressionner les bretons ET Nick en sortant des gros chiffres.
J'ai bien essayé de faire déraper mon stylo, à chaque fois que je signe les papiers des comptes à la fin du mois, mais, primo, ça se voit, deuxio, rajouter un zéro ne suffit pas. Et deux zéros, ça ferait beaucoup. Bon, ok, Nick a déjà fait ça quand il travaillait à la sécurité bretonne, mais lui, il pourrait dire que Brest a été rasé de la carte par une attaque de Normands, tout le monde le croirait. Il parait que c'est le charisme. Tu parles, s'il en avait, la baleine se serait excusée et l'aurait ramenée à terre, tiens!

C'est pour ça que je vous parle, à vous. Vous avez forcément une idée, FORCÉMENT.
Je prends tout. N'importe quoi. Ce que vous voulez. Mais il me FAUT une idée. Voir plusieurs. Bon, une, ce sera déjà bien. Parce que là, tout le monde me regarde de haut, maintenant que je me suis planté.
Enfin, sauf, un...

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07 décembre 2008

C'est ma molaire qu'on a à Sienne

Ouais, bon, un an et demi de silence, c'est un peu trop. Surtout après n'avoir jamais dit que j'arrêtais. Ou que je faisais un hiatus. C'est pratique, les hiatus, c'est sans durée déterminée. Comme les contrats, sauf que une petite crise de rien du tout ne te modifie pas un hiatus.
Bref, donc, il est possible que je réessaie. Déjà, après avoir posté tout ça, va falloir remettre les liens à jour. Aargh. Bon, vous allez par contre continuer à devoir supporter cette magnifique bannière fait manière footlose avec une crampe, ainsi que le vert sur les côtés. C'est beau, le vert, c'est porteur d'espoir ou de maladie.
Le sujet du jour, car il y en a un, c'est l'éducation. Non, parce que franchement, ça ne va plus. Mais alors VRAIMENT plus. toi ami lecteur (je mets au singulier, je pense le dire à une personne, et d'ailleurs, ça sera une lectrice, donc à moins d'être tombée ici en tapant "britney nue", je ne vois pas qui te lira, petite prose) Donc, amie lectrice, ça ne va plus. Se promener sur la toile est devenue un risque trop grand pour la fragile santé de nos yeux. Un "sa va", paf, une petite veine qui saute. Un "je di ske jveu", paf, c'est le Niagara qui fait couler ton mascara (cette rime t'est aujourd'hui offerte par Booba. C'est dire la qualité).
Non, mais franchement, il y a un problème avec les Kevyn et les Lolyta d'aujourd'hui (oui, à partir de maintenant, mes jeunes seront personnifiés par Kevyn et Lolyta, qui, non seulement ont des parents assez beaufs pour leur donner des prénoms de merde, mais en plus assez cons pour penser que le y donnera une touche d'originalité).
Donc, Kevyn et Lolyta ne s'intéressent plus à l'école, ils passent leur temps à mater des films sur leur téléphone portable (regarder un écran 2cm sur 1.5, 10h par jour, permet de ne pas avoir les yeux qui saignent devant les phrases citées au dessus), ou à se faire enlever par des pédophiles rencontrés sur le net et à traverser la France dans un coffre de voiture. Bref, des occupations qui ne permettent pas de s'aérer. Et un esprit non aéré, c'est synonyme de neurones qui sautent. Et à la fin, le cerveau ressemble plus à une ville géorgienne cet été qu'à une plage tropézienne.
La solution? Les faire s'intéresser à nouveau à la beauté de la langue française, avec ses cédilles, ses accents, ses conjugaisons et ses q. Quoique ça, ça va, ils s'y intéressent déjà beaucoup trop.
Ce n'est pas à nous de nous adapter, et changer justement notre belle langue et ses difficultés pour leurs barbarismes. Non non. Mais demandez autour de vous, renseignez vous. Molière et ses pièces, Rousseau et ses confessions, mon moulin et ses lettres, tout ça, c'est dépassé. En plus, va leur expliquer ce qu'est un moulin, tiens. Et qu'il n'écrit pas.
Non, il faut réécrire nos chefs-d'oeuvre, et les amener progressivement vers la connaissance, la vraie, la notre.
Tenez, prenons La Fontaine. Il a écrit plein de fables, La Fontaine. Mais un âne qui parle et qui se fait tabasser par des animaux, ça ne leur dit rien. Par contre, modernisez l'idée, et hop, ça les intéressera forcément.
Un exemple, que vous connaissez.

Maître Corbeau, sur un arbre perché,                   -> Un type, penché à la fenêtre de son HLM
Tenait en son bec un fromage.                             -> Fumait un joint en écoutant Skyrock.
Maître Renard, par l'odeur alléché,                      -> Un gars, attiré par cette odeur qu'il aime
Lui tint à peu près ce langage :                           -> Commence à causer à la loque :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.                   -> Yo mec, ça tranquille le bédo?
Que vous êtes joli !que vous me semblez beau! -> Oh, mais dis voir, ton survêt, il est super beau!
Sans mentir, si votre ramage                              -> Gars, sérieux, si t'as aussi un Lacoste rayé
Se rapporte à votre plumage,                              -> en polo ou chemise à enfiler
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "         -> Tu seras le playboy de toute les fêtes.
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;     -> Le type, il prend trop la grosse tête
Et pour montrer sa belle voix,                             -> Et voulant montrer le croco qu'on lui prête
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.       -> Il lâche son joint qui tombe par la fenêtre
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,-> Le mec en bas le ramasse et lâche "Gars
Apprenez que tout flatteur                                  -> T'es trop ridicule avec ton survêt de gros tas
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :                   -> Je te dis que t'es beau et tu me crois?
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute."-> T'es trop un pigeon, le spliff tu le méritais pas"
Le Corbeau, honteux et confus,                           -> Le type à sa fenêtre insulte le voleur
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.->jurant qu'il n'écoutera plus les beaux parleurs

Paf, un génération de sauvée.
Et avec un peu de chance, Kevyn voudra être rebaptisé Jean-Baptiste, et Lolyta, George.
Mais là, je rêve un peu...

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30 avril 2007

Il est franc, il sait/Il est frais, il sent - Part III/III

Les françaises sont vulgaires

Ouh, mais tu veux te faire taper, toi, hein? Nan, nan, nan, on dit qu'elles sont é-man-ci-pées. Ou féministes, comme tu vois. Heureusement que les français ne sont pas machos.. Tant qu'elles continuent à s'épiler correctement, on les autorise à bruler leur soutien-gorge. Ah oui, on est bien sympa!
Alors, oui, forcément, comme on autorise nos femmes à faire plus de choses, à travailler, à mettre des pantalons, à s'habiller comme ellex veulent, et même, et MÊME, à faire du rap, forcément, elles sont plus visibles qu'ailleurs. Oh, bien évidemment, on pourrait facilement les obliger à rester dans les cuisines, là où elles fournent si bien, ou à s'occuper des enfants, là où elles maternent si bien, mais nous ne sommes pas comme ça, non. Nous sommes ouverts, éclairés, et progressistes. Faut juste pas qu'on nous casse les couilles.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Garder les femmes chez soi, ou sous un vêtement qui les cacherait entièrement, et les empêcher de parler.

Et prier qu'après avoir écrit ça, je serai toujours en vie la semaine prochaine.

 

Les français s'habillent mal, et ont toujours des bérets basques et des charentaises

Je suis toujours le dernier au courant des nouvelles tendances de la mode.. Adressez vous à côté au gars en kilt qui fait du parfum pour marins. Non, mais la France, môôôssieur, c'est LE pays de la mode. la CA-PI-TAL, même qu'on dit. Paris inspire les créateurs. Et expire beaucoup de CO2, mais c'est un autre débat.
Alors, bon, oui, peut-être qu'au pays basque, ils ont des bérets. Peut-être qu'en Charentes, ils ont des charentaises. Peut-être même qu'à Strasbourg, ils ont de la saucisse. Mais après tout, hein, en dehors de Paris, c'est déjà un peu l'étranger. Enfin, c'est la campagne, les vaches, une télévision par village et Intervilles comme seule animation. C'est léger.
Ceci explique peut-être cela : De Paris, de cette ode au bon gout qu'est la ville lumière, il ne voit que du jeune en survetement. Je dis stop, je dis assez. Filmons du riche, filmons du jeune cadre dynamique, filmons des gravures de mode, fimons la réalité, quoi.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Arrêter de montrer à l'étranger des images de jeunes de banlieues. Forcément, avec une jambe de pantalon relevée et l'autre recouvert par une chaussette, comment voulez-vous avoir une crédibilité. Ou alors, filmer la banlieue Avenue Montaigne, près des Champs-Elysées.

 

Les français sentent mauvais et mangent des cuisses de grenouilles

Oui, mais là, il faut arrêter, maintenant, vous vous faites du mal.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Tuer tout les gens qui diront ça. De toute façon, 99 chances sur 100 que ce soit un étranger, ça ne sera pas une grosse perte pour le monde. On pourra enfin parler français entre nous, sans qu'on nous embête. Et faire des cartes centrées sur la France, comme il semble logique de le faire.

 

Bon, ok, il y aurait un inconvénient : Avec tout ça, impossible de faire une vraie Coupe du Monde. Déjà qu'avant, c'était trop facile de la gagner, il a fallu que les italiens trichent et les sénégalais nous maraboutent pour nous battre, mais là, hein...

Vous verrez, on est tellement au dessus, peut-être que dans notre mansuétude, on laissera quelqu'un d'autre gagner lors des différentes échéances sportives qui jalonneront les années à venir. Peut-être... De toute façon, il faut tout prévoir et dire tout et son contraire, comme ça, on peut déclarer fièrement d'un air supérieur "Je vous l'avait dit"...

C'est ça qui fait un vrai français...

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29 avril 2007

Il est franc, il sait/Il est frais, il sent - Part II/III

Le français, à l'étranger, il reste entre lui.

Alors, il faut savoir que, chez nous, on n'a pas de VOST à la télé. Ou si peu. Sur Arte, quoi. Ca fait peur, Arte, il y a des gens déguisés en moutons qui annonce la pub. Tandis que les Suède, Allemagne, Pays-Bas, et tout ces autres pays formant leurs petits jeunes à coups de dessins animés, séries et autres films en anglais, ça donne 20 ans plus tard de grands gaillards (blonds) nous foutant une honte Ségolène lors des soirées Erasmus, parce que toi, on t'a appris à dire qu'il pleut, ou que la machine à laver est cassée, ce qui est moyen pour draguer la bergère bulgare sur laquelle tu as des vues.
Donc, à l'étranger, à moins de parler le langage des mains mieux qu'un italien (sans plonger dans la surface), c'est un peu mal barré. Et jeux de main, je dis R (celui là est compliqué)
Exemple d'un espagnol essaie de sympathiser avec un français et son bob Ricard (une institution, depuis Vercingetorix en -51) :
L'espingouin (que l'on respecte) : Vamos a Comer? (et non pas "Ramos en corner" comme on peut le comprendre)
Réponse du Français : \o/  \o\  /o/ \o  \o  o\  o/
Forcément, ça coince. (je me rends compte qu'en plus, l'espagnol est à deux doigts de lui exploser la tête, rapport au salut très allemand-1930)

Le français ne connait de l'étranger que ses meilleurs joueurs de football. En Espagne, on lui parlera tour Eiffel et pont d'Avignon, il parlera Raùl et petit pont sur Casillas. En Italie, le culinaire français sera vanté, lui vantera la Juve et le Milan. En Angleterre, l'autochtone discutera Cantona et Henry, le français aussi, ça tombe bien. Dommage que l'anglais ait des goûts culinaires douteux, il a de la culture.
Le français connait aussi les dictateurs étrangers, et ne se gène pas pour rappeler certains épisodes douloureux. Mais forcément, si en face ils n'assument pas, hein...

Et puis, bon, le français a la rancune tenace. Les anglais ont brulé Jeanne, les allemands ont envahi la France (deux fois!) et quais-buté Battiston à Séville en 82, les prussiens et les autrichiens ont embêté Napoléon, les espagnols ont découvert Georges Bush, Les Huns ont failli détruire Paris, les russes sont trop russes, les suédois trop blonds et les japonais trop irradiés. C'est un peu décousu, c'est normal, c'est de la dentelle française.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Mettre de la VOST à la télé, en diffusant les matchs des championnats étrangers. Apprendre aussi le nom des joueurs de tennis européens, et si possible, deux ou trois stades. Retenir que l'Espagne, c'est la paëlla, l'Italie : les pâtes, l'Angleterre : le pudding, l'Allemagne : la bière, la Grèce : Lesbos et Mykonos (Attention, ne pas confondre les spécialités locales des deux)

 

Les français sont séducteurs et romantiques.

Bon, je ne sais pas trop d'où ça vient, ça... Peut être de l'habitude de l'adversité. Il faut comprendre, comme je le disais plus tôt, quand tu ne peux pas baratiner une norvégienne parce que la seule chose que tu connais de chez elle, c'est qu'il neige, et que tu ne sais que dire "Il pleut froid", c'est moyen, forcément... Et les françaises, croyez moi, c'est pas commode (ni armoire, d'ailleurs). Certaines personnes à l'étranger s'imaginent-elles qu'on se balade tous avec une rose entre les dents (certes, c'est toujours mieux que l'épinard), à déblatérer du Rimbaud à tue-tête? Mitterand l'a peut-être fait il y a 25 ans (sans le Rimbaud), ça n'a pas trop lancé une mode monstre, je crois. Et puis le Rimbaud guerrier, on est plus fort pour le couler à Auckland, surtout... Moyen la poésie, au revoir le photographe.

Aujourd'hui, les séducteurs romantiques ne sont plus ce qu'ils étaient. Alors, oui, il y a toujours un peu de poésie, mais l'alexandrin n'est pas encore là : "Ton père, ce putain de bâtard de mes deux/Il a piqué les étoiles pour les mettre dans tes yeux - C'est à vous ces jolies jambes?/J'en ai le pantalon qui tombe/Dites moi à quelle heure elles ouvrent/pour que le secret qu'elle cache je découvre - Ma chère, vous avez tant de qualités/tant de grâces, tant de beauté/Sur le visage tant de gaité/que je meurs d'envie de vous bai... voilà quoi

Remarquez, le français est honnête, il va droit au but. C'est d'ailleurs, à un p près, la devise de ces dragueurs, si respectueux envers les femmes.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Faire savoir partout que la France n'est plus en tête du classement européen du nombre de rapport par an, les italiens étant passés devant. La fibre sportive fera le reste.   

 

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24 avril 2007

Il est franc, il sait/Il est frais, il sent - Part I/III

Préambule

Bon, ben, comme prévu, cette note sera divisée en épisode. *Minute brosse à reluire* Parce que c'est TOI, lecteur, oui, Toi toi mon Toi, qui est les fondations de la maison que nous formons, je suis le sol sur lequel tu peux marcher, oui, marche moi dessus.. euh, hum *fin de la minute, faut pas déconner non plus*. Bref, je m'adapte.

Fin du préambule

Les français sont de curieux spécimens. Ceux parmi vous qui ont la chance de fréquenter cette faune là si particulière le savent, le français, tu le remarques de loin. Un peu comme tu remarques un allemand en vacances. Dans les deux cas, apparemment, les envies de meurtres sont nombreuses. Pour les allemands, encore, je comprends, mais pour ce si beau peuple que celui qui descend de Charlemagne et du train Gare de Lyon le dimanche soir, la logique m'échappe.
J'entends parler certains et certaines, j'entends ce qu'on pense de nous, et je tiens à apporter un certain nombre de précisions et d'explications sur certaines des réputations de mes fameux compatriotes, au demeurant parfois patriotes, et beaucoup du reste tout le temps. Avec quand même un conseil pour améliorer tout ça, soyons moderne.
Le coq est déjà bien blessé, et tirer pas sur une ambulance en grève, ça ne se fait pas, mais allons y. Après tout, Paris vaut bien mes fesses, comme disait ce touriste anglais.

Les français sont fans d'Ingrid (vous ne comprenez pas, c'est normal)
Quoi! Nous, chauvins??(vous êtes consternés, c'est normal).

Certes, le français aime son pays, malgré les dires de certaines personnes à la verticalité contrarié (ne choquons personne, ne citons pas de nom, sous peine de faire des cauchemars pendant 5 ans). Et surtout son équipe, quel qu'elle soit, du moment qu'elle gagne. Mais de là à dire ça!
A vrai dire, il nous est difficile d'être chauvin, puisque nous ne perdons très souvent que parce que nous jouons mal, ou parce que les éléments sont contre nous (Pluie, soleil, terrain mauvais, Materazzi...)

Et puis, nous n'aimons tout simplement pas perdre quand les autres trichent, voilà tout. Ni d'ailleurs quand ils ne trichent pas, mais bon, en face, ils trichent beaucoup. Salauds d'en face.
Au moins nous ne nous réjouissons pas de la défaite d'autrui, comme certaines personnes tout de rouge vêtu aimant à se frotter aux turcs dans les couloirs stambouliotes (faut comprendre, aussi : Il y a une croix sur votre maillot, ça donne l'impression de montrer où il faut taper) (Oui, d'ailleurs, Grichting avait tourné son short..). Chauvins et mauvais perdants, nous, ha! La bonne blague... Gagnez, et vous comprendrez!

Le conseil pour améliorer tout ça :
Éviter d'aller à l'étranger l'été des années paires (Coupe du Monde et Euro de football oblige, on va encore gagner et hurler notre joie ou contre ce vendu d'arbitre), et une année impaire sur deux (coupe du monde de rugby oblige, on va encore gagner et hurler notre joie ou contre ce vendu de climat). Préférer partir en hiver (le curling n'ayant qu'un impact réduit sur notre fibre patriotique), ou dans des pays qui ne peuvent profiter par eux mêmes de la joie que procure ces évènements (Îles Féroë, Andorre, Azerbaïdjan, Suisse...)

Les français pensent être le centre du monde.

Bah, c'est le cas, non? C'est comme ça sur toutes les cartes!
Rhooo, ce n'est pas parce qu'une grande canne à pêche double nous a un jour retiré de l'OTAN que nous sommes protectionnistes, hein! On veut juste imposer nos vues qui, étant françaises, sont forcément meilleures que celles des autres. Rien de choquant à cela, je trouve. Pas pour rien qu'on a de très bons opticiens (à sa mémère).

Bon, ok, certaines personnes ont une manie, considérer que le français est toujours la langue mondiale. En France, le XVIIIè siècle est toujours d'actualité, voilà tout. Cette langue doit s'imposer contre vents et pour faire marrer.

Alors, prévoyant, on envoie à Bruxelles et à New York des ambassadeurs ne connaissant que leur langue maternelle, afin d'obliger la personne en face à apprendre le français. Que nous sommes machiavéliques, HAHAHA!

Mais en même temps, regardez : L'ennemi? L'anglais. Brrr, sois maudit, toi et ton cortège de bière tiède et de pudding à la menthe! Comment faire confiance à un roux en kilt, hein? Que Mireille D'arc se mette en colère et recouse les boutons de la Manche qui nous sépare, et puissions nous jouir des magnifiques accents de notre belle langue! Acceptez le circonflexe, et il ne pleuvra plus jamais sur Londres! L'émo francophone sait bien de quel côté mettre sa mèche, l'emo anglophone, lui, l'ignore. Et que dire de l'élève, à la jolie raie au milieu, hein? Il n'est pas plus beau qu'ailleurs?
Oh, oui, nous avons une bien belle langue : Arts et littératures l'ont prouvés. Si la Venus de Milo pouvait parler, elle supplierait en français de pouvoir manger du chocolat. Et on refuserait, bien évidemment. Pas de bras, pas de chocolat. (Les anglais n'ont pas le monopole de l'humour, comme vous le voyez)

Le conseil pour améliorer tout ça :
Se moderniser : Arrêter de dire "coup de pied de coin", et revenir à ce bon vieux "corner", c'est plus court. En plus, c'est la honte, coup de pied de coin. Changer les cartes géographiques mondiales, et décider que le pays premier au classement FIFA soit le centre du monde. Comme ça change souvent, on relance dans le même temps l'industrie cartographique. Un inconvénient, un certain nombre de pays ne seront jamais au centre. En même temps, on s'en fout, on ne les connaît pas.

Les français sont grandes gueules et donneurs de conseils

Ah? Et qui dit ça, s'il vous plaît? Les anglais avec leur Mick Jagger, ou les américains avec leur Steven Tyler?

Mais non, nous ne sommes pas grandes gueules. Et nous ne parlons pas non plus plus fort que la moyenne. C'est juste que la France est un grand pays (aussi bien par la taille que par l'importance), et qu'il est parfois difficile de se faire entendre et comprendre de son voisin, surtout quand on a (forcément) raison.

Nous aimerions bien aider tout ces gens dans le besoin, autour de nous, les aider à sortir de leur médiocrité journalière, alors que nous, nous profitons de tout les bienfaits que notre merveilleuse intelligence nous a donné. Malheureusement, hors de nos frontières, les gens semblent un peu butés. Forcément, vous allez me dire, vu qu'ils sont à peine sortis de l'âge de pierre. Et, certes, nous confessons un manque de patience. Mais il est vrai, pour notre défense, que, chez nous, les parents, se trouvent d'habitude en face d'enfants qui les comprennent parfaitement dès leur plus jeune âge. Alors en se trouvant face à des adultes, quelle n'est pas notre surprise de nous rendre compte qu'ils sont moins bien intellectuellement armés que le plus petit de nos nourrissons! Le ton employé devient donc un peu plus directif, tel une mère avec son nouveau né.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Ne pas répéter ce qu'il a été écrit au dessus. La jouer profil bas (sauf en octobre 2007 et en juillet 2008, après nos victoires en coupe du monde de rugby et à l'euro 2008, et sauf à l'ONU, à l'OTAN, et face à tout partenaire étranger qui voudrait pas de nos Airbus et de nos TGV, ces bandes de sous-développés). Être modeste dans la mesure du possible (le centimètre est une bonne mesure). Ne pas dire "En France, c'est mieux", mais "Je pense qu'en France, c'est mieux". Ne pas dire "C'est moins bien que chez nous", mais "Je pense qu'en France, c'est mieux".

Les français s'habillent mal, et ont toujours des bérets basques et des charentaises

Je suis toujours le dernier au courant des nouvelles tendances de la mode.. Adressez vous à côté au gars en kilt qui fait du parfum pour marins. Non, mais la France, môôôssieur, c'est LE pays de la mode. la CA-PI-TAL, même qu'on dit. Paris inspire les créateurs. Et expire beaucoup de CO2, mais c'est un autre débat.
Alors, bon, oui, peut-être qu'au pays basque, ils ont des bérets. Peut-être qu'en Charentes, ils ont des charentaises. Peut-être même qu'à Strasbourg, ils ont de la saucisse. Mais après tout, hein, en dehors de Paris, c'est déjà un peu l'étranger. Enfin, c'est la campagne, les vaches, une télévision par village et Intervilles comme seule animation. C'est léger.
Ceci explique peut-être cela : De Paris, de cette ode au bon gout qu'est la ville lumière, il ne voit que du jeune en survetement. Je dis stop, je dis assez. Filmons du riche, filmons du jeune cadre dynamique, filmons des gravures de mode, fimons la réalité, quoi.

Le conseil pour améliorer tout ça :
Arrêter de montrer à l'étranger des images de jeunes de banlieues. Forcément, avec une jambe de pantalon relevée et l'autre recouvert par une chaussette, comment voulez-vous avoir une crédibilité. Ou alors, filmer la banlieue Avenue Montaigne, près des Champs-Elysées.

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16 avril 2007

Heudebert Plantafin is among us

Bon, allez, une note qui ne compte pour rien, c'est juste un petit sondage.
Suite à certaines remarques de la part d'un pourcentage non négligeable de mes lecteurs (deux personnes), je me pose la question : Mes notes seraient-elles trop longues et feraient fuir les moins courageux d'entre, tout pâles que vous êtes devant les 7348 lignes de jeux de mots que vous allez devoir vous farcir? N'ayant pas une vocation de dinde (normalement), vous préférez passer votre chemin ou, au mieux lire en diagonale?

Bref, lachez vos comm', dois je racourcir cette longueur qui ne vous honore guère (quitte à faire plusieurs épisodes dans mes écrits), ou bien la taille ne compte pas, plus c'est long, plus c'est bon? Agissez, réagissez, vagissez, glapissez, tout ce que vous voulez, dites moi tout

TOUT!
Enquêtement,
L'inconnu

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