13 février 2009
Le dernier cri, ô génie! de la fille, nan, c'est mon dealer.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est la crise. Non, mais la VRAIE crise, pas la gueulante de ta mère quand elle entre dans ta chambre et qu'elle voit qu'il y a un mouton dans ta chambre. Mais pas de poussière, hein, ça fait éternuer. T'as beau lui dire que c'est pratique pour se tricoter un pull, elle n'accepte pas. Tu vois? Bon, ben, la crise, c'est pas ça.
Car voilà, on l'annonçait depuis longtemps, t'avais les affiches dans le métro, les infos là dessus partout, pire que le dernier Astérix. Enfin, non, peut-être pas, mais pire que le film de Largo Winch. Enfin, non, peut-être pas, mais crotte, t'as compris ce que je veux dire.
C'est la crise. LA crise. La Crise. LA CRIIIIIIIIIIISECRIIIIIIIIIIISE!! C'est l'angoisse, c'est la panique, c'est la peur. Enfin, sauf à Marseille, parce que là bas, ils crisent dégun. En revanche, chez Partouche (non, pas la partie fine à plusieurs chez nos amis portugais, non)(et non, pas du tout, je n'ai pas choisi ce nom uniquement pour faire ce jeu de mots minable, non), c'est la crise des gains. Ailleurs aussi, il parait. C'est l'heure de faire des économies, de travailler plus pour gagner plus, tout ça. Oui, comme avant, mais là, tu comprends, c'est la CRISE. Donc, c'est comme avant, mais en pire. Un peu genre comme la chirurgie esthétique de Cher, quoi.
Tu ne comprends pas ce qu'est la crise? Explications :
Donc, voilà, l'économie mondiale, c'est comme le visage d'une riche rombière. Au fil des ans, ça tombe de plus en plus, jusqu'à ce que le lifting soit nécessaire : c'est la crise. Donc, la vieille, elle fait la gueule un moment, surtout à cause du Botox qui l'empêche désormais de bouger son visage. Puis ayé, elle meurt, et les héritiers sont contents. Là, les héritiers, on ne sait pas encore qui c'est, mais c'est comme dans la réalité, le testament, c'est un peu la pochette surprise, sauf que t'es pas obligé de faire semblant d'être content alors que t'as juste un vieux pin's, la morte s'en fout.
Actuellement, l'histoire, c'est ça : Depuis pas mal de temps, la vieille se regardait dans le miroir, a vu son visage ravagé par l'âge, les satellites et la bombe, ma pauvre dame, y'a plus de saisons, et elle s'est décidé à se faire rajeunir un coup, et elle a trouvé un chirurgien qui lui a expliqué qu'elle n'avait besoin que d'un petit lifting. Bon, vu sa gueule, c'est plutôt d'un ravalement de façade et d'un peintre en bâtiment dont elle avait besoin, mais quand l'argent est en jeu, l'hypocrisie s'appelle "sens des affaires". L'opération est longue, difficile (faut voir aussi que son visage ressemble plus à la faille de San Andreas qu'à autre chose, hein), et on ne sait pas encore ce que cela va donner. Et nous, actuellement, on en est là.
Ça fait peur, hein? Oui, la vieille fait peur, oui, mais je parlais de la crise. Aujourd'hui, on a un peu l'impression que ça peut nous tomber dessus à tout moment. Genre, t'es là, pouf t'es plus là, t'es sous la crise. T'es dans la mer et pouf, le requin te choppe. T'es dans l'espace et pouf Mir express.. euh, explose.
Ben, en fait, non, ça ne marche pas comme ça. Tout le monde savait qu'elle venait, la crise. TouuuuuutTouuuuuut le monde. Sauf l'Islande, apparemment, mais évidemment, à force de manger du poisson, t'as une bonne mémoire mais tu comprends rien.
Non non, la crise, c'est t'es là, puis tu entends le capitaine Kirk (Beam me up, before you go go go, Scotty) et après, tu disparais. T'es dans la mer, et t'entends le requin qui arrive avec son clavier et sa musique et après, il te choppe. T'es dans l'espace, et Paco Rabanne te prévient que ça va sauter. En gros, tu sais que tu vas mourir, tu n'y peux rien, mais tu le sais. Voilà, simplement. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde fait la gueule.
Tu ne comprends pas? Attends, je vais faire plus slip...plus simple, pardon.
La crise, elle est due au fait que certaines personnes ont trop tiré sur la corde. L'économie mondiale capitaliste, c'est comme le string de Maïté. Après quelques ragondins. Toi, tu t'amuses avec. C'est grand, c'est chaud, tu peux en faire plein de choses, bref, c'est le bonheur. Tu pourrais limite t'habiller avec. Le problème, c'est que t'es pas le seul à vouloir être habillé pour l'hiver, forcément. T'as beau pouvoir reboucher le trou de la couche d'ozone avec ce string, si tout le monde en veut un bout, on ne va pas aller très loin. Mais c'est celui de Maïté, que diable! Pas celui du premier mannequin anorexique venue où tu peux même pas te faire avec un de ses pulls un gant à doigts de pied (ah, on me fait signe que ça existe déjà, et que ça s'appelle une chaussette).
Bref, donc, tu le monde en veut un bout, tout le monde découpe et tire dans son coin, et là, le malheur : Le string craque. Et Maïté l'entend, forcément, ce n'est pas la première fois qu'elle entend ce bruit, elle le connaît bien. Et elle vous hurle dessus, à toi et tout ceux qui le voulait pour lui, ce string. Et tous, vous ne savez plus où vous mettre. Et vous vous cachez, tandis qu'elle hurle toujours. Voilà pourquoi on est en crise. Et elle durera jusqu'à ce que quelqu'un ait trouvé l'armoire à sous-vêtements de Maïté, mais vu qu'elle devient méfiante, et que sa baraque est proportionnelle à sa taille, ça va mettre du temps pour tout fouiller.
Bon, il reste toujours la solution de la corbeille à linge sale, mais comment dire...
Voilà comment ça marche, l'économie.
La prochaine fois, nous verrons la vulgarisation de l'explosion atomique, grâce à Zidane (Little Boy) et son coup de tête sur Materrazzi (méchant). En tentant évidemment de rester le plus neutre possible. C'est ça, la science.
03 février 2009
Je suis comptable de faits, c'est du culot, té!
Alors,tout d'abord, mes excuses à mes (très nombreux) lecteurs,
la dernière note s'est trouvée victime de mon manque d'amour à son
sujet. Oui, c'est cruel, je sais, mais faut pas déconner non plus,
je suis chez moi, comme je me plais à le répéter, et si je veux
déclarer la guerre aux cheveux secs et aux pointes fourchues, ou
l'inverse je ne sais jamais, j'ai le droit.
C'est vrai, quoi, je
décide de qui a le droit de vie ou de mort. Tenez, là, je vais
écrire un truc, et le supprimer, sans que vous le sachiez. Voilà,
hop, c'est fait. Je suis l'Empereur. Le Roi? Le Prince? Bon, le Duc,
alors? Le Chef? Rien? Ah, Rien, ça vous plait. Donc, Rien avec une
majuscule. Voilà, comme je le disais, c'est moi qui
décide.
D'ailleurs, on va parler foot. Non? Hand? Basket? Vous ne
voudriez pas non plus que je vous parle des contes de fées! Ah si...
Ah bon. Bon, ben, je décide qu'on parlera des contes de fées,
voilà.
Qu'est ce qu'un conte de fées, alors. D'aucuns pensent
qu'il s'agit d'une histoire avec des princesses et des sorcières.
Mais que nenni. Enfin, si, mais déjà, arrêtez votre féminisme,
y'a aussi des hommes. Des princes, même. Qui ne servent pas à grand
chose, certes, mais essayez de manger une soupe à la fourchette, et
vous comprendrez que parfois, certaines choses sont indispensables,
même si on les prend 5mn avant la fin.
Non, les contes de fées,
mon pauvre ami, c'est une quantité de codes à suivre, de règles à
respecter, de poncifs éculés à répéter, tellement que passé un
certain nombre, vous en avez lu un, vous les connaissez tous. Donc,
comment écrire un conte de fées, mode d'emploi.
Déjà, un conte de fée, ça commence TOUJOURS par "Il était
une fois", et ça finit TOUJOURS par "Ils se marièrent et
eurent beaucoup d'enfants". Pourquoi, me demandez vous. Eh bien,
c'est simple. Ça commence comme ça pour montrer que, faut pas
déconner, une pomme ne fait pas dormir et une femme de ménage, ça
ne se transforme pas en citrouille, ou je ne sais quoi. Et ça finit
comme ça pour ne pas trop aller dans le détail d'une femme devenue
juste une machine à procréer et changer les couches et d'un homme
courant le jupon à droite et à gauche pour éviter de se coltiner
une mégère et 135 lardons hurlant à tue-tête (Non, mais en même
temps, faut le comprendre, une armée de dragons, c'est toujours plus
facile à combattre que ça. Déjà, t'as même pas le droit de tuer
tes gamins, alors que les dragons, si. Une armure, ça te protège
contre les flammes, pas contre les cris vociférant de gnomes d'un
mètre. Et puis, un dragon, ça possède un trésor, alors qu'un
gamin, tu vois, ça possède ta femme, bonjour le cadeau).
Donc,
voilà, un conte de fées, ça a un début, une fin, et au milieu, il
y a des aventures. Parce que le prince, ou le chevalier, ou tout
bellâtre de base, dans ce genre d'histoire, il faut quand même
qu'il lutte un minimum pour chopper. C'est pas genre il est en boite,
et là, il y a Blanche Neige évanouie par terre tellement elle est
bourrée, ou Cendrillon qui cherche sa chaussure par terre, et comme
Poucet s'est fait virer pour avoir laissé des cailloux pour
retrouver facile les toilettes et les trois ours sont en partouzes
avec Boucle d'Or, il a le choix. Non, c'est plus chaud. Il faut des
monstres. Non, les videurs, ça ne compte pas.
En plus, les
monstres, c'est simple. Un monstre, c'est tout personnage méchant.
Et moche, de surcroit. Un loup, un dragon, une sorcière, ta
belle-mère le matin, tout ça, c'est bon. Et ce monstre, il faut
qu'il s'en prenne à une jeune fille innocente, plutôt du genre pas
mal foutue, mais qui ne sait pas s'arranger. Ou qui se balade dans
une forêt avec de la bouffe, hein, tu fais comme tu veux. Du moment
que cette dernière ait un sweat à capuche où il n'y a pas marqué
GAP, t'as tout les droits, c'est ton histoire. Juste, essaie d'être
un peu logique, même dans un univers où les loups parlent. Genre,
si tu plantes le décor dans le désert de Gobi, tu comprendras que
la gamine avec son sac de provisions dans une forêt, c'est moyen
crédible. D'ailleurs, évite le désert de Gobi. Prends plutôt une
zone bien peuplée, parce qu'il y a toujours un château dans le
coin. Ou une forêt. Et tu arrêtes de me faire chier avec ta gamine
à capuche, là, fous-y Passe-Partout et le reste de Fort Boyart dans
ta forêt, bordel. C'est bouché, la gamine en forêt, ça a déjà
été fait! Comment? Elle est nue sous son sweat? Ah, euh... oui,
mais ça, c'est le cours d'à côté. Mais tu peux rester un peu,
développe.
Ahem, reprenons.
Donc, voilà, t'as la fille, qui
ne connait rien à la vie, et qu'est tellement gentil qu'on serait
pas dans un conte de fées, elle finirait secrétaire à se faire
sauter par son patron. T'as le monstre/méchant, qui veut se farcir
la fille, ou se venger du monde ou du type qui lui a piqué son jouet
quand il était petit, ou se débarrasser d'une rivale pour le titre
de Miss Saucisson. Et pour le bellâtre, tu prends le premier
couillon venu avec un titre un peu ronflant, ça marche bien, ça.
T'as ton décor, t'as tes personnages secondaires, qui sont plutôt
gentils, mais intellectuellement limités, ou physiquement difformes,
histoire qu'ils ne fassent pas de l'ombre et qu'on oublie pas que
dans la vie, c'est quand même quand t'es riche et bien portant que
tu gagnes à la fin. Sauf au foot si t'es allemand.
Il ne te reste
plus qu'à trouver le moyen par lequel il va y avoir violence sur la
fille un peu coconne. Déjà, je te préviens, t'oublies le viol, le
coupage de bras, le sang et les extra-terrestres. C'est pas vendeur.
Et t'oublies la pomme ou la machine à coudre, c'est déjà fait. Tu
peux moderniser si tu veux, mais je ne sais pas si t'as déjà
essayer de bouffer un portable ou de te piquer avec une télé, c'est
moyen possible.
Voilà, ensuite, tu brodes, tu peux ajouter un
compagnon à ton héros, mais l'essentiel, tu m'entends, l'essentiel,
c'est de ne le faire apparaitre, tout beau et tout pimpant, qu'à la
fin. La fourchette et la cuillère, tout ça, tu te souviens. Faut
pas laisser le temps au lecteur de se demander si oui, mais est ce
qu'il aime les mêmes films qu'elle, est ce qu'il fait le ménage, et
est ce qu'il a une bonne situation, tu comprends. Tu fais souffrir la
fille autant que tu veux, du moment que tu ne la défigures pas, et
le méchant meurt à la fin, si possible avec des bobos et des
bosses.
Voilà, c'est pas compliqué, c'est le conte de fées.
Maintenant, tu peux commencer à écrire, et t'oublies pas, c'est
15% de royalties pour moi
Bien, maintenant, toi, fais voir ton script avec la fille qui n'a que son sweat, là, il y a peut-être moyen de faire un film...
