30 mars 2007
Les mois me rendent tout chose, surtout en Mars, épi l'ami
Rhaaa, bordel de mois de Mars! Incapable qu'il est de se décider entre printemps et hiver, tel une gamin pré-pubère dansant d'un pied sur l'autre devant l'inqualifiable dilemme qui se présente à elle : Épouser Justin, ou Johnny? (Depp, pas le fan de chalet).
Un coup tu sors le pull (que tu as mince, comme précisé il y a quelques temps), un coup c'est le sweat, un coup tu tires la gueule dans ton écharpe, un coup dans la tête parce que tu n'avais pas vu le lampadaire, grand soleil oblige.
Au moins, les autres mois sont clairement définis. Le Dieu des Mois avait pourtant bien fait son boulot.
Janvier, comme Février, sera frigide. Encore pas tout à fait remis de son Nouvel An, le Dieu des Mois était moyen chaud pour s'y mettre avant de les créer. Un vague souvenir de la veille lui était revenu, une personne lui disant "Pour soigner une gueule de bois, rien ne vaut un bon air froid". Ni une, ni France 2, il s'est dit que ça serait bien de profiter de ce moment là pour se soigner, vu qu'étrangement, les Nouvel An se répètent chaque année. Manque de bol, il n'a découvert que plus tard que c'était Rossignol, le dieu du ski, qui lui avait fait une blague, et profité de sa crédulité (crétin de Dieu). Mais bon, sur le coup, il a vu les choses en grand : Deux mois pour se remettre de cette soirée d'enfer chez Odin. Aaah, ça, il voit les choses en grand, quand il veut, Odin. Ses soirées, ce n'est pas de la gnognotte. On y apprend plein de choses. Comme par exemple, qu'il y a une quantité de whisky incroyable dans un Mon Chéri (Oui, ils sont au whisky, chut). D'ailleurs, le nom de cette friandise pour pique-assiette égoïste (aussi appelé femme, d'après la publicité) a été inspiré à son auteur lors d'une sacrée soirée de beuverie (n'ayant rien à faire en dehors des étapes de créations, les Dieux boivent beaucoup), où Clafoutis, déesse du noyau et de la cerise (Au début, ses activités étaient différenciées. Par flemme, elle a par la suite décidé de tout concentrer) ,n'avait de cesse de questionner Cell, élite du chocolat et des cuisses (même remarque que précédemment), en lui demandant "Où est ce qu'il est, mon chéri?". D'où l'idée de remplir un chocolat avec une cerise pleine de whisky (Notez que ce jeu de mot magnifique est également utilisable dans le cas où les Mon Chéris seraient à la vodka. Le cadre serait une soirée dans laquelle on chercherait à élire le chef des dieux, et que Clafoutis (oui, j'aime ce nom) n'aurait de cesse de répéter "Je donne mon vote qu'à mon chéri")(D'ailleurs, St Marc, dieu des sols propres et des prémonitions, s'inspira de tout ça pour lancer ce message d'avertissements aux Dieux quant à l'invasion possible de bactéries : "Javel'dire à tout le monde!").
Revenons à notre Dieu des Mois, qui galérait quand même un peu. Les noms de ses deux premières créations lui sont venus de manière peu glorieuse sur la cuvette des toilettes, quand il lança à sa charmante compagne "J'ai envie et pas envie de vomiiiir", mais qu'il ne put finir sa phrase, s'étant finalement décidé pour l'un des deux choix, puis, peu après, quand la femme de sa vie (malheureusement, les Dieux sont éternels) lui demanda de nettoyer, et surtout, le menaça-t-elle, "Fais briller tout ça, hein!".
Bon, vu qu'on lui avait donné 12 mois à faire (Parce que 13, ça porte malheur et que 11 non mais ça va, hein, l'année n'est pas une équipe de foot), le Dieu ne chômait pas, et il créa Avril, après une soirée trop enfumée. D'où les ptites fleurs qui reviennent, les arbres qui verdissent, les ptits oiseaux qui chantent, tout ça. Le nom, c'est Derrick, Dieu du Programmes Pour Vieux, qui le lui a inspiré, en lançant "T'as Thor, il part en vrille", d'une voix pâteuse. (Notez qu'à la suite de cela, Derrick eut l'idée d'un autre programme pour vieux, qu'il inspira, tout comme le premier à son nom, à nos amis allemands, plus sensible sans doute à la lenteur nécessaire à une personne âgée pour comprendre). C'est aussi pour ça qu'il pleut souvent en Avril, parce que cette petite nature de Thor faisait un bad trip. Lui et sa fille Michelle nous ont décidément bien emmerdés, hein.
Bon, notre dieu n'étant pas très imaginatif, il était déjà à court d'idée. Demandant à Odin, des bébés cerfs sous le bras (Oui, sa femme, lassée de la ballade qu'ils étaient partis faire, lui avait dit "Rapporte moi, Odin", mais il avait mal compris), ce qu'il avait comme directive et comme axe pour ses créations, il entendit son patron, se débattant avec pleins de Bambi (pas celui du Moonwalk et du singe, le vrai) lui dire "Mais.. Fais ce qu'il te plaît!". Hop, l'idée était dans les tuyaux. Il passa le soir même à l'anniversaire d'un de ses meilleurs amis, le Dieu du Toit, pour faire la fête, se réveillant le lendemain avec un mal de crâne pas possible. Toujours pas au courant que Rossignol s'était bien fendu le Clafoutis sur sa tête, il plaça les giboulées pour se remettre de ça chaque année.
Par la suite, allant de nouveau fumer avec ses amis, il se perdait dans ses pensées, et s'endormait la cigarette qui fait rire à la main, quand Derrick, sortant de sa réserve, lui lança "Bon, tu fais ce qu'il te plaît, mais passe le joint!". Il passa donc au mois suivant.
Se croyant parti pour nous finir une année facile, vu comme il avançait vite, notre Dieu ralentit un peu la cadence. Mal lui en pris, la suite lui montra qu'il aurait mieux fait de continuer sur sa lancée. Car le climat devint détestable, quelques temps après. Il faisait chaud, chez les dieux. Le climat était pesant, alourdit par les tensions, les
suspicions : Odin trompait-il sa femme? Notre Dieu n'était pas aux mieux pour réfléchir, obligé qu'il était de supporter son patron en pleine déprime... Après une interminable conversation, ils eurent l'explication : Apparemment, le chef des Dieux dernier avait eu maille à partir avec un des petits cervidés qu'il voulait rapporter à son épouse, ou plus précisément avec la mère de l'un d'entre eux. Alors qu'il tentait de la convaincre qu'il ne voulait que faire un cadeau à sa moitié, et puis que, après tout, merde, il était Odin, c'est pas une connasse de biche qui va me casser les burnes, et que si tu continues, ta carcasse finira dans le lit de la rivière, sa femme surprit une partie de la conversation, et l'entendit approximativement dire "Ma biche, vient me caresser les burnes, tes fesses finiront dans mon lit". Ce qui, forcément, prête à confusion, vous me l'alcool de riz.
Bon, Odin n'était pas vraiment courageux ni rusé, il n'osait pas dire à sa femme qu'un vulgaire animal l'avait envoyé valser, et puis, sourde comme elle l'était, elle risquait d'entendre un truc avec anal, ce qui risquait de faire empirer les choses (oui, ça devient vulgaire, mais promis, après, j'arrête). Sous la pression des autres Dieux, qui devenait irritable sous la canicule, surtout Thor, que la chaleur rendait orageux, il finit par aller lui parler. Quelques instants plus tard, le temps redevint subitement supportable, les fonctionnaires retournèrent travailler, et Odin, tout sourire, sortit de la chambre de son épouse. "Alors?" questionnèrent les autres Dieux. "Alors, je lui ai tout dit", répondit Odin. En souvenir de ces instants parmi les plus chauds de son histoire, notre Dieu créa les deux mois estivaux.
Voulant marquer le coup, il voulut acheter un bijou à sa femme. Il s'arrêta donc dans une boutique tenu par un indien au strabisme convergent, qui fabriquait tout ce que vous vouliez, oh, sans hésiter. Quand ce dernier lui demanda quel était son désir, il répondit "Un bijou au couleur de l'été, Indien!". Le soir, il s'endormit en écoutant sa femme s'extasier sur son bijou "Oh, cet ambre me rend folle!". La nuit porte conseil, vous connaissez la suite.
L'idée du mois suivant lui vint en regardant un film avec le Dieu du Saut et des Gadgets, James, par avare d'ailleurs en connerie, qui parlait d'un sous-marin de couleur rouge. Ne voulant pas se fatiguer, il n'alla pas chercher plus loin. Et tant qu'à rester dans le même thème, il garda l'idée de l'eau.
Voulant prendre un peu de repos, il s'aventura alors sur une contrée à l'ouest, réputée pour ses vents, son iode et ses pancakes tout plat sans sirop d'érable, tabernac'! Bon, c'était un peu le lieu de vacances préféré des Dieux, puisqu'on y trouvait plus d'alcool au km que dans le reste du monde. Là où il y avait un humain, il y avait au moins un bar. D'ailleurs, les habitants étaient soit tenanciers de bar, soit pêcheurs de bars. Bref, le Domaine des Dieux, sans astérisque à côté. On y venait avec une idée fixe : Admirer la vue panoramique depuis la côte, sur laquelle on devait tomber à bras raccourcis pour trouver un terrain où construire son hacienda.
Notre Dieu, lui, cherchait l'inspiration, qui le fuyait comme Lady Di un paparazzo. Et sans colonne pour l'arrêter, évidemment. Il s'arrêtait dans chaque ville et village (Un village devenait une ville dès que le nombre de bars dépassait le nombre d'habitants au km²... Ce qui faisait qu'une ville était moins peuplé qu'un village..Sont fous, ces bretons). Il écoutait les pêcheurs lui conter les histoires de l'ancien temps, quand les maisons étaient si roses que les paysans mourraient le foie détruit, tandis que lui contait fleurette aux girondes paysannes du coin. Un jour qu'il fouinait chez un libraire ("on peut être alcoolique et cultivé, de toute façon il faut savoir lire pour voir ce que l'on boit", lui avait-on expliqué quant à la présence peu communément nombreuses de librairies)(les librairies vendaient d'ailleurs également de l'alcool, c'est bien agréable de lire en buvant)(les vendeurs de chars aussi. A cette époque, les deux plus grosses entreprises s'appelaient "Boire" et l'autre "Conduire", d'où le proverbe), il tomba sur un livre, inspiré de "Nos vins bordelais", sur le sujet préféré des pêcheurs : les vents. Paf, l'inspiration était revenue. Le bouquin, "Nos vents bretons", sous le bras, il s'en retournait chez lui, quand une tempête l'empêcha d'aller plus loin. Réfugié dans un bar, il écoutait, maussade, les marins entrer, tous répétant les mêmes mots : "Bah la température, dites moi, ça descend, brr". En souvenir, il créa donc les deux derniers mois de l'année, avec un temps pourri et une température pas extra, pour nous faire partager son désarroi.
Oui, bon, 11 mois dans la musette, ça n'en fait pas 12. Comment faire? Il manquait clairement quelque chose entre les mois froid Janvier et Février, et Avril celui du renouveau. C'était un peu trop brutal, comme enchaînement. Il avait beau se creuser les méninges, se triturer la cervelle, il n'avait pas d'idée. Il finit par demander de l'aide à sa femme, toujours source de bons conseils. Après qu'il lui eut expliqué son problème, et ses découvertes, elle lui souffla la solution : "Je m'en fous de tes problèmes, j'ai faim. Alors, tu bâcles, tu fous ce qu'il te reste, on mange, et ça repart".
Paf. Il tenait l'idée, et son 12ème mois.
Bon, c'est bien sympa, 12 mois. Mais clairement, il y en a un qui est foutraque. Pff, alors qu'il aurait suffit de recopier Mai ou Juin à cet endroit..
Moralité : Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin, elle blondit, atomique. ou 'tain, Walhalla cru, chut! allô? Qualifiée, elle se case. Ce qui revient au même, à dire vrai.
15 mars 2007
La fin justifie Mr Moyen/c'est la fin, Air Pélican!
Mon pauv' piti blog, je te délaisse un peu, toi qui ne montre jamais tes f... Mais comprends moi, non, ça ne fait pas longtemps que je ne les ai pas vu, ce n'est pas ça, c'est parce que je gère assez mal mon retour à la vie réelle (i.e. au boulot).Aaah, ce bonheur sans nom d'être à nouveau considéré comme une marchandise... Mais, pour changer, j'ai (un peu) le droit de donner mon avis...Bon, vite fait, l'avis, quand même, on ne change pas une équipe qui vend. Une vraie vente aux enchères, d'ailleurs. Bon, ok, je ne suis pas forcément un tableau de maître, hein.. Plutôt un de ces jolis timbres postaux de collection. Un tableau de maître miniature, quoi...A combien ce joli timbre d'informaticien derrière son bureau, hein, à qui? Tout homme a un prix, le mien, je le connaissais il y a un an. Je me demande si ma valeur a augmenté, depuis. Après tout, le prix des timbres augmentent, n'est ce pas?
C'est le printemps, comme les bourgeons, je sors de chez moi. Je vois des gens, je me ballade, tout ça. Ça donne l'occasion de savoir que Beyoncé a peut-être un enfant caché dans sa vie(au moins, ce n'est pas dans son frigo, comme certaine. Ah, que les françaises sont plus classes), que David Charvet est un bon père (et, par analogie, qu'il n'a aucune actualité intéressante), et que, comme à chaque période de l'année, il y a des stars à la plage.
Je tiens donc à réitérer mes remerciements à Public, pour ses magnifiques couvertures disponibles dans le métro. Et je pose ma candidature de paparazzo des îles, moi aussi je veux être payé à être à l'autre bout du monde à faire semblent de faire des pâtés de sable ou vendre des chichis pour mieux photographier Keira Knightley en maillot de bain. (Il est vrai que Brigitte Bardot au Groenland, c'est glamour comme un soufflé aux poireaux trop cuit)
Évidemment, ce genre de couvertures, comme je le disais précédemment, c'est bien, mais ça se lit vite, quand même. Et quand tu en as vu une, c'est comme les émissions d'Ardisson ou de Fogiel, tout les a toutes vues. Alors, hop, retour du bon vieux bouquin, sur les longs trajets.
(admirez l'admirable et absolument pas bancale transition vers le sujet du jour : )
D'ailleurs, je n'aime pas finir les livres (merci pour vos applaudissements)
Non mais, c'est vrai, quoi, t'es bien installé, t'es dans l'histoire, et au moment où ça va devenir très très bon, où tu vas découvrir ce que tu VEUX, paf, clap de fin. Prenons un exemple très simple, le conte de fées (euh, non, je ne lis pas de contes de fées, hein, c'est juste pour
faire simple) (hum, je pense que ma virilité en prend un coup, là...
Déjà que j'avais avoué mes penchants informatique). Le héros vient de trucider tout le monde dans le château , dragon y compris, et là, le preux chevalier se penche vers la belle, et là.. page blanche. Pas de description de la nuit qui suit, ni même du baiser, ou quoi que ce soit.
Ou alors, il part à l'horizon, vers le soleil couchant, alors qu'il vient d'acquérir des pouvoirs quasi divins, et là.. Ben, je ne sais pas, l'écrivain doit avoir crevé le pneu de son cheval, parce qu'il le laisse partir. Juste au moment où ça devenait intéressant.
Ou encore, son ennemi se tient juste derrière la fenêtre, l'observe, va passer à l'action... et fin. A toi d'imaginer la suite, hein, après tout, tu flemmasses à lire, alors que pendant ce temps, l'auteur, lui, s'est pris la tête, mais ne savait pas comment terminer son truc. Alors hop, emballé, c'est pesé, pas de fin, faut bien toucher son chèque au plus vite et il a d'autres choses à foutre.
Et c'est la même chose s'il s'agit d'un vaisseau spatial, d'une fourmi, d'une moquette parlante, tout ce que tu veux. J'ai l'impression que le monde des écrivains se divisent en deux catégories : Ceux qui s'arrêtent trop tôt, et ceux qui s'arrêtent trop tard. Bien sûr, pour les seconds, on peut toujours fermer le livre au bon moment, mais le problème, c'est qu'on ne découvre l'exactitude de l'instant qu'à la dernière page. Sauf pour un livre de BHL, le bon moment, c'est la première page, facile.
Arrêtons là ce sujet, la suite de ce message risque d'être rempli de spoil. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, comme le mot l'indique, c'est un adolescent qui essaie de parler verlan et découvre sa pilosité. Voilà. Ah, oui, et je considère également que le Seigneur des Anneaux n'est pas terminé, puisqu'après le départ des bateaux, moi j'aurai bien aimé savoir ce qu'il advenait de tous. C'est dit.
Non, mais c'est vrai, depuis quelques temps déjà, c'est la mode de la non-fin. Un ultime rebondissement, une ombre qui surgit, un regard furtivement sanguin dans les yeux du fils du meurtrier décapité (oui, c'est précis, c'est normal, c'est sponsorisé par Swatch) (l'humour, lui, est sponsorisé par Flick-Flack), un chien qui grogne, l'écran devient noir, la page devient blanche, c'est aussi efficace que l'apparition du gris dans le ciel après une émission de la Nouvelle Vendeuse De Disque. Et après, hop, tout le monde devient auteur: Kévin, 15 ans, fan de R'n'B, des diamants dans les oreilles et une casquette sur la tête "Ouaich, et là, Tyler Durden, il voit Brad Pitt qu'est toujours alive, c'te bâtard, et il chante, tu vois, là, voilà de la boulette, sortez les briquets". Jean-Ernest, rebelle parisien des beaux quartiers "Naaan, mais tu voishaaan, l'internable schizophrène, il s'agace to-ta-le-ment, et il demande à son chauffeur de lui sortir sa mercedes tuné, et il paye Brad Pitt pour qu'il disparaisse". Acid Panther, guitariste de métal : "Tyler, il BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMBE, il HUUUUUUUUUUUUUUUUUUURLE, et il SO-DO-MISE Brad Pitt, et il le DE-CA-PITE, et il VI-OLE Marla, et il WHAAAAAAAAAAAAAA" (le reste se perd dans une bacchanale mémorable de syllabes incompréhensibles).
Bref, c'est vrai, c'est ce qui fait la beauté de ce genre d'oeuvres, personne n'est déçu. Mais je trouve cela un peu facile, moi. Bah, oui, l'auteur termine avant, ne prend aucun risque (c'est bien connu, la fin, ça déçoit toujours un petit peu). Bon, parfois, comme le Pacte des Loups, certains devraient s'arrêter avant la fin, histoire de ne pas gâcher tout ce qui faisait l'intérêt de la chose. Mais comment ces auteurs auraient terminé leurs oeuvres, hein, comment?
Combien de bateaux coulés, combien de coups de haches manqués, combien d'assassinats ratés, combien de fins différents aurions nous eu, si une loi avait obligé les auteurs à n'appliquer le mot fin qu'au moment opportun?
Bon, ok, combien de bons bouquins, combien de bons films aurions nous alors eu, certes, certes, pas des masses...
Oui, mais, Leonardo meurt dans Titanic, et le bateau coule (Et Brad tue le mec dans Seven, et Bruce Willis est mort dans Le 6è Sens, et Edward Fulong meurt dans American History X...Oui, je trouve qu'il fait froid encore, je te prête mes spoils). On a une vraie fin, et ça nous a évité toutes ces espérances féminines ridicules "Oui, mais en fait, il a survécuuuuuu, hein, diiiiiiiiiiiiis, t'as compris comme mmooooaaaaa?". Et hop, pas un mauvais film, et beaucoup de soulagement en pensant à ce que l'on a évité.
En fait, ça n'est pas la prise de tête et la quasi obligation de réfléchir à sa propre fin qui est ennuyeuse dans ce genre de cas, c'est d'avoir à se coltiner celle des autres. Quels mauvais auteurs, les autres.
C'est l'enfer.
