Much Abdos about Nothing

27 février 2007

Le pro, c'est bleu et rouge (rien ne bouge, tout fout le goulag des Loges)

Y'a pas à dire, les vacances, ça a du bon... Surtout quand elles durent 3 semaines parce que TU l'as décidé. C'est bien, les histoires dont TU es le héros. Surtout quand TU n'as pas à te casser la tête pour savoir si TU dois aller à la page 323 pour sauter par dessus le précipice (vous tombez dans une fosse pleine de scorpions, sur des pics à la pointe empoisonnée, puis une boule vous écrase avant que de la chaux vive ne remplisse le trou. Comme VOUS êtes le héros, vous ne mourrez pas tout de suite, et agonisez pendant 3 jours avant que des indiens vous trouvent, vous enduisent de miel et vous laissent dans le désert à la merci du soleil et des fourmis rouges) ou page 69 et suivre la guide blonde (vous passez une nuit de rêve à manger de la viande grillée enduite de miel trouvée dans le désert). En vacances, quand l'épisode cours est derrière toi, il n'y a que la guide blonde. Pas de devoirs à rendre, pas d'exams à réviser, rien. Alors, comme TU as le temps, TU médites.
Tu médites par exemple sur ce que voulait savoir l'étrange autochtone qui a tapé sur google "Les caractéristiques vestimentaires des pis and love". Et là, paf, tu lui trouves la solution, mais, impossible de te décider : Pattes d'eph' noires tachetées de blanc, ou pattes d'eph' noires tachetées de noir? Paf, comment tomber dans le plus vieux conflit de l'histoire agricultrice...
Impossible de trancher, non? Même les schtroumpfs n'ont pas réussi à répondre à ça. Bon, pourtant, leur langage n'est pas bien compliqué, hein. Tu mets schtroumpf partout dans ta phrase, et hop. C'est simple, dans une phrase, ce mot est présent plus de fois qu'il n'y a de verres éclusés en une soirée par un breton, un normand et un alsacien débattant pour savoir quel région boit le plus.

Les schtroumpfs... tiens, bah en parlant d'eux, j'en ai des choses à dire! Ah oui, j'avoue, comme beaucoup, les petits hommes bleus (non, pas les électriciens d'EDF, non) ont bercé mon enfance. Le problème, c'est qu'une fois cette période de délicate innocence passée, pas mal de choses te reviennent en tête, et tu comprends, tu interprètes d'une autre manière ce qui t'apparaissait alors comme un monde merveilleux et idéal, à peine troublé par des rivières débordant ou par la stupidité d'un voisin humain et de son chat. Ne lisez plus, amis des bleus et blancs à petites queues (toujours pas EDF), vous serez choqués, voici que s'ouvre le procès des schtroumpfs (comment tu veux trouver une bonne rime à mpfs, hein, comment??). Et je m'en vais me poser en accusateur, montrant du doigt ces petits êtres, coupable de bien des griefs, coupable de propagande nauséabonde. Et vous, vous serez les jurés. Sauf Marie-Thérèse, qui, elle, ne jure pas.

Un rapide tour d'horizon, pour présenter tout ça : une société autarcique, à l'étrange vocabulaire des plus limité. Une seule femme, et encore, créé de toute (maillot une) pièce par le méchant. Genre, avant sa création (Et Gargamel Créa La Femme, avec B.B. peinte en bleu, ça cachera que tout le monde lui a tapé dessus pendant le tournage), c'était un peuple purement masculin (je te dis pas le bordel que ça devait être). Un patriarche de 542 ans, et "ses" schtroumpfs, soufflant tous leurs 100 bougies (sauf la femme, donc. Une femme plus jeune, c'est vendeur). Tous ont une fonction, un caractère. et peu de différence physique entre eux.

Voilà ce qu'on aimerait vous faire croire. Mais, car, comme chaque année il y a un mais, quelque chose cloche. En fait, même, plusieurs points.
Comme je l'ai dit, chacun de ces petits êtres a un caractère, une fonction, une utilité. Oui, tous, sauf deux... Qui? eh bien, pour commencer, la schtroumpfette, pardi. En effet, à quoi sert-elle, hein? A être une femme, parfaitement. Blonde, mini-jupe, talons-aiguille. Le schtroumpf farceur fait des blagues, le schtroumpf costaud bricole, le schtroumpf patissier cuisine, et la schtroumpfette est une femme. On n'essaie même pas de nous faire croire qu'elle a genre un peu de tout les caractères, qu'elle fait la cuisine, qu'elle est bricole, qu'elle fait des blagues, qu'elle est une fonctionnaire émérite à lunettes, non non. C'est une femme, point. Elle ne sert à rien, sinon à être la touche glamour. Et, bon, on m'excusera, mais elle mesure quoi...20 cm? (hum, dit comme ça, en fait, j'en connais que ça peut faire rêver)... Les schtroumpfs, société machiste? Parfaitement, ma bonne dame.

Deuxième point, continuons dans la même veine. Je viens de dire que tout les schtroumpfs avaient une utilité, sauf deux. La schtroumpfette en étant une, qui est l'autre exception? (Et de taille (toujours 20 cm...)). Mais, la taille ne compte pas, vous le savez. Enfin, moi, je l'ignore, mais je m'égare. Une exception, disais-je, le doigt pointé vers l'infini. Le schtroumpf coquet! Il aime à se regarder, tel Narcisse, dans l'eau de la rivière, dans un miroir. Son reflet lui plait. Le bât ne blesserait point, si l'apparence n'était pas choquante : Une fleur dans les cheveux, un miroir vissé à la main, une voix féminine... Tel est donc celui qui se plait! Ainsi, dans cette société, celui qui aime à faire attention à son image se devait donc d'être... féminin? Ou à défaut, efféminé! Les schtroumpfs, société homophobe? Parfaitement, ma bonne Edane.

Troisième point, le grand schtroumpf. Un patriarche, un vrai... Tous l'écoutent avec un abrutissement inénarrable. Tous boivent ses paroles. Il décide, ils font. Il s'absente, ils défont. C'est un guide du Routard pour peuple débile, le grand schtroumpf. Voyez la société qu'il a mis en place : Il est seul décisionnaire, il est au dessus. Il fait une boulette, une erreur écologique impardonnable, comme avec le Cracoucass, oiseau créé "accidentellement" à partir du produit de ses expérimentations pseudo scientifique (il a cherché à créer des OGM, rappelons le). Sa réaction? Il rejette la faute sur deux de ses disciples, qui n'ont, d'après lui, pas fait ce qu'il fallait. Aucun mea culpa. Qui est à blâmer, l'imbécile qui appuie sur la gâchette, ou l'illuminé qui lui met l'arme dans les mains? Vous savez répondre à cette question. Et puis, cette société. Mainte et mainte fois, ses ouialles parmi les plus intelligentes, ont tenté d'adapter le monde des humains, afin de profiter de ses avantages à tous. Mais, avec la patience du renard buvant bière sur bière pour pouvoir uriner sur le hérisson, le petit vieux barbu démontait l'habile construction. Ainsi, l'argent est-il disparu aussi vite qu'il fut amené dans ce monde. Avec, toujours, une morale inattaquable : l'argent ne fait pas le bonheur, je suis votre voix. Big Brother is watching you, vous vous conformerez. L'un de ses fidèles rêvent de partir, quitte à le faire en fusée? Il obligera les autres à se déguiser en martiens, à faire croire au candide qu'il est parti, avec pour objectif de calmer ses ardeurs de départ! Rouge, patriarche, indéboulonnable (un remplaçant? ejecté, le schtroumpfissime) le petit père du peuple.. Cela ne vous rappelle personne? Parfaitement, j'accuse le Grand Schtroumpf, vert de rage qu'il doit être, d'être un communiste, et qui plus est la réincarnation de Staline. S'il n'y a pas de goulags chez les schtroumpfs, c'est juste que les opposants n'existent pas, dans ce monde abruti par son lider maximo. Les schtroumpfs, société totalitaro-communiste? Parfaitement, ma bonne TéDivinne.

Enfin, dernier point, le plus sombre, le plus obscur de ces maléfiques créateurs et de leur illuminé tête pensante. Souvenez -vous, mes amis, souvenez-vous... Les premières aventures de ces affreux monstres comptait l'apparition d'une maladie bien étrange, contagieuse, contaminant toute la société schtroumpf (sauf, évidemment, le patriarche). Cette maladie abrutissait encore plus que de nature le malheureux patient, lui enlevant tout langage (ou peu s'en faut... Gnap était tout ce qu'il était capable de prononcer), le rendait finalement proche de l'état d'une bête. Sa démarche n'était plus aussi assurée, ses motivations étaient destructrices, bref, une véritable regression. Et, ami juré, te souviens tu de la teinte que prenait la peau de celui mordu par un de ses pairs, et qui devenait malade? Oui, mes chers, oui, noirs! Alors, les schtroumpfs, société raciste? Parfaitement, ma bonne Piece.

J'espère que JAMAIS plus l'un d'entre vous ne lira leurs aventures du même oeil, et que vous saurez reconnaitre toute la propagande, dangereuse pour nous, dangereuse pour nos enfants, qui se cache derrière ces soi-disant innocentes créatures... Bon, il faut dire que si vous les lisez encore à vos âges, c'est que vous n'avez pas grand à faire de votre vie, et vous êtes déjà à plaindre.
Merci de votre attention, la semaine prochaine, nous étudierons le racisme (encore!) dans la société Marsupilami, qui refuse d'accueillir en son sein un spécimen, en raison de sa couleur de peau. Mars le Noir, sur le papier égal du marsupilami original, ex-travailleur dans un cirque, obligé de vivre avec une compagne semblable à lui pour être accepter, on pense à toi.

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14 février 2007

Les caprices, ça change avec la forme et l'âge

Rhaaa, ça sent le sapin, cette semaine, au boulot : Dernière ligne droite avant démission ! Mes horaires ont été aménagés par la meilleure des personnes qui soit pour m’assurer une sortie en douceur, c'est-à-dire moi (la meilleure des personnes, hein, pas la douceur, soyons modestes). Ma présence au sein les locaux se fait rare… C’est simple, c’est l’inverse du soleil, j’arrive de plus en plus tard, et je sors de plus en plus tôt, tout en étant toujours aussi brillant (modeste, je vous l’ai dit), mais plus froid avec tout le monde.

Je remercie la personne ayant tapé « Les épileptiques sont ils méchants et dragueurs » de m’avoir permis de penser que, ouf, je ne suis pas le seul tordu ici-bas…

Cela dit, il est vrai qu’il s’agit d’une question qui mérite d’être posé, non ? J’aimerai vous y voir, vous, devant un ou une épileptique méchant(e) et dragueur(se).. Vous seriez démunis, parfaitement, tout comme le pauvre hère qui voulait se renseigner, pour ne point se retrouver dépourvu au moment opportun.

Bon, par contre, pour tout ceux qui tapent « copine nue », « ex copine nue », « sportif nu », ou tout autre chose avec du nu dedans, je doute que ce soit pour se renseigner.. « Dieux du Stade », encore, j’accepte, c’est flatteur, mais le reste.. Remarque, ça peut aussi leur permettre de ne pas se trouver fort dépourvu.

Tenez, demandez à la cigale, elle a voulu galocher la fourmi, paf, elle s’est retrouvé nue. Enfin, c’est ce que dit La Fontaine, si je me souviens bien. Elle était là, pépère, à chanter du blues, avec son pote Steven (Il avait d’ailleurs une carrière prometteuse dans la chanson, ce Steven Cigale…Je me demande ce qu’il est devenu…). Bref, une vie de cigale, quoi. C’est ça ou castagner sévère ceux qui envahissent ton bateau ou ton train, donc le choix était vite fait.

A priori, rien à voir avec la fourmi, qui refusait corps et bien de faire femme au foyer, et qui bossait dans la logistique. Et attention, elle a de l’ambition, hein. Elle s’y investit corps et bien : Il n’y a plus de place pour ces marchandises dans l’entrepôt ? Hop, chez elle ! Vraiment aucun point commun.

Mais Régis Cupidon, lui, il n’en a cure-dents. Travailler dans un sex-shop qui vend des fleurs et des chocolats, ce n’est pas toujours facile. Il faut attirer la clientèle, et avec une boutique pareil (l’enseigne : un canon qui tire des vibromasseurs sur des couples effrayés), c’est sûr, ça n’aide pas. Il s’est donc essayé au rôle qu’on lui connaît aujourd’hui avec ce couple improbable. Il n’en était pas à son premier défi. Comment réussir, dans la vie, quand on est plus petit que Tom Cruise, et plus velu du dos que Demis Roussos ? Et surtout quand on est incapable de se promener autrement qu’à poil…

Heureusement, Cupidon, comme son nom l’indique, est créatif. Et il aime l’argent. Deux moteurs pour l’innovation, donc. Il avait commencé sa carrière en inventant le Caprice des Dieux : Rien de tel qu’un fromage pour vérifier la solidité d’un couple. Enfin, ça et l’ail. Bon, au début, il voulait que le slogan soit « Caprice des Dieux, caprice de mes deux », vu qu’il tirait le lait de la seule partie de son corps permettant une quelconque traite, mais on le lui a déconseillé. Après ce premier coup d’éclat, il a connu une période de creux, en voulant surfer sur son succès. C’est à cette époque qu’il a ouvert son magasin, voulant se concentrer sur les couples. Selon lui, c’était la logique parfaite : Une rose, un chocolat, un godemiché, et il/elle est à toi pour la vie. Cupidon avait encore des choses à apprendre sur les couples : le chocolat, ça fait grossir, et les fleurs n’étaient plus à la mode à l’époque, d’après Elle.

Voulant mettre fin à cette période de vaches maigres et folles, son magasin n’attirant que ces animaux en imper très larges et bavant à la moindre occasion, il décida de tout changer.

Il commença tout d’abord à créer un appareil permettant aux femmes d’attirer les hommes, mais sa tireuse à bières lui fut volée par le Dr Chrone, à Hambourg (un type qui avait de la bouteille). Puis, décidant de s’inspirer de son enseigne (une création de Michel-Ange, qui décida finalement que Dieu allait plutôt toucher un homme, seul, avec ses doigts), un canon lançant des boites de Caprices des Dieux. Mais il repéra rapidement les limites de son invention : Et d’une, ça ne permettait pas de créer des couples, limite plutôt d’en séparer quelques uns, et de deux, il n’aurait jamais assez de matière première.

Il commença donc des études scientifiques dans une grande école. Là-bas, il se lia d’amitié avec une vache, toujours hilare, et un palmier à noix de coco, fan de rhum et souffrant d’un problème de pellicules. Leurs diplômes en poche, et de grands projets pleins la tête, quelques années plus tard, les trois amis se jurèrent fidélité éternelle et partirent chacun de leurs côtés. La vache fut la première à réussir, créant un produit à partir de chutes de fromages, faisant aimer sa création même aux plus réfractaires des produits laitiers. Le palmier ne mis pas longtemps à l’imiter, raclant les fonds de cuves des distilleries de son alcool préféré, et disputant les meilleurs morceaux aux cafards, pour créer une liqueur prisé chez les jeunes, leur permettant d’avoir un intermédiaire entre le champomy et l’alcool.

Voyant ça, Cupidon eut un trait de génie (il dessinait à ses heures perdues) et une idée : Il allait créé son produit à couples à partir des chutes de Caprices des Dieux !

Aussitôt dit, aussitôt fait, la mixture était prête, il ne lui manquait plus que l’ustensile lui permettant d’asperger les couples, son propre canon étant par trop petit pour contenir tout ça.

Alors qu’il était encore en train de se demander ce qu’il allait pouvoir faire, son ami Robin tapa à la porte. Transsexuel du bois de Boulogne, il était un client régulier de la boutique de Cupidon, chez qui il s’approvisionnait régulièrement en chocolats et en matériel en tout genre (mais jamais en fleurs, au plus grand désespoir de notre ami). Cupidon, fatigué après ses recherches, n’eut pas le courage de se lever. Robin, impatient, commença à l’appeler « Cupidon, c’est Robin, du Bois ! Je DOIS te voir ! ».

Cupidon était aussi petit, fourbe et pourvu d’une petite moustache que fidèle en amitié, il oublia sa fatigue pour accueillir son ami. En larmes, Robin lui parlait de son amour (« Elle est belle comme une princesse ! »), et de ses difficultés à l’approcher (« Non, mais tu as vu comment je suis habillé ?? Et elle est courtisée par Prince ! Il est en jean, mais c’est lui, c’est sûr ! Et il a toujours son garde du corps avec lui, un anglais »). Cupidon se décida donc à l’aider. Comment rendre invisible son ami ? Surtout au Bois ? La solution était évidente ! Bien sûr, l’habiller en vert pollué ! L’affaire ne fut pas résolue pour autant, Robin refusant de porter autre chose que des vêtements très près du corps. Un collant et un justaucorps taille S plus tard, Robin avait retrouvé le sourire. Cupidon lui indiqua comment envoyer ses messages à sa belle. Il s’engagea également à se débarrasser son garde du corps (« Tiens, j’ai une photo de lui, c’est Riff, de Nottingham ») et de Prince en jean. Mais le plus important était ailleurs. Tout en aidant son ami à apprendre à grimper aux arbres, afin que ce dernier aille chercher au sommet un paquet de ses gâteaux préférés, des Tuc, son hostie ou son frère selon ses humeurs, l’idée de l’Arc lui vint ! Évidemment, l’Arc ! Quel meilleur moyen de lutter contre le cancer que de créer un organisme qui pourrait récolter de l’argent ! Donner des sous à l’Arc, en voilà une merveilleuse création. Malheureusement, ça n’a pas marché.

L’idée de l’arc, pour jeter ses projectiles lui vint plus tard, en regardant un film de Clint Eastwood, juste avant qu’on tente de le pendre.

C’est là qu’on retrouve notre cigale et notre fourmi. Cupidon avait besoin d’un coup d’éclat pour essayer son invention, il la testa donc sur nos deux zigotos. Le résultat fut étonnant : La cigale chanta sous les fenêtres de la fourmi, qui, déroutée, se décida à descendre voir son soupirant. Le trouvant beau, elle lui fit une bise. C’est là que tout dérapa : la cigale se trouva fort dépourvu, lorsque la bise fut venu. Une violente érection vint gâcher la poésie du moment, (c’était sa première fourmi), et la cigale n’eut d’autre moyen que de se détourner, pour se cacher des yeux de la fourmi. Celle-ci, se méprenant sur le sens de son geste, se vexa immédiatement, tandis que la cigale cherchait par tous les moyens à rendre son baiser à sa belle, tout en faisait tout pour cacher le piquet de tente qui se faisait trop voyant dans son pantalon. La fourmi, s’énervant de plus en plus devant le ballet incongru de son futur ex-soupirant, lui lâcha un « Vous chantiez ? Eh bien, dansez, maintenant ! » bien amer, et, se détournant, rentra chez elle, jurant mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendrait plus.

Cupidon, se demandant si la faute de cet échec en incombait à son produit, le testa en plus grande quantité, et en version solide, sur un volatile et un goupil qui passait par là, mais le raté fut encore au rendez-vous.

Décidant que, décidemment, ces animaux ne servaient à rien, et résolu à ce que rien ne l’arrêtera dans son caribou vers le succès, il s’essaya avec plus de bonheur sur les humains.

Aujourd’hui, Cupidon a diversifié son entreprise, séparant les trois activités de bases de sa boutique, et a fait fortune en lobbyinguisant un jour dans l’année pour le faire sien.

Depuis, le 14 Février, chaque couple se doit de manger du fromage, pour fêter le symbole de l’amour.

Posté par Ze inconnu à 21:22 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 février 2007

Questions pour un champignon halluciné narrable

Bon, à mon tour de répondre au questionnaire (à vif) le plus fait de l’histoire. C’est simple, je ne sais pas si c’est parce que tout les blogueurs que je lis se connaissent ou sont liés d’une manière ou d’une autre les uns aux autres, mais où que j’aille, il y est. Bon, sauf à UN endroit, et donc, forcément, son auteur y aura droit par la suite, héhé. Pas de raison, c’est comme dans Backdraft, si tu tombes, on tombe. On est tous de beaux pompiers au corps musclé et huilé (enfin, surtout moi), on se tient tous par la main au dessus du vide brûlant, abruti par les flammes et par un idiot qui a eu l’idée de se poser 5 questions, et de filer ça à quelques uns de ses amis. Ou ennemis, plus sûrement, mais ça tourne depuis tellement de temps, il n’est plus possible de punir le coupable, maintenant. Malin, ce type, quand même.

Non mais, qui invente les questionnaires, d’ailleurs ? C’est comme ce sketch de Gad Elmaleh, excellent au demeurant, sur la création des sports.. Y a t il une Division Terminale du Questionnaire, chez Canalblog, 20Six, ou autre ? Peut-être est ce la même personne, qui lance à chaque fois ce genre de posts ? Le type, il ne lui arrive rien, il ne fait rien, il n’est rien, ni drôle, ni triste, ni doué, ni nul, le type banal, quoi, sauf qu’il a un blog (encore que, ça devient banal, ça aussi). Il faut bien qu’il poste, mais il n’a rien à raconter. Alors, il fait des questionnaires à chacun de ses posts. Et comme, de temps, un type tombe sur son site grâce à une de ces extraordinaires requêtes google qui amènent parfois d’inquiétants crétins chez nous, ses idées se diffusent dans cette espace que les intellectuels nomment la blogosphère.

Bref, donc, êtes-vous réellement intéressés par apprendre 5 choses sur moi, hein ? Ca m’étonnerait, mais bon, comme tout le monde le sait, un questionnaire, ça fait un post facile, des visites en plus, et, parfois si tu as de la chance, un commentaire.Bon, là, c’est inquiétant, tout le monde va savoir que je suis complètement tordu…

  1. Je suis atteins de numérologisme aiguë. Derrière ce néologisme se cache une manie dont j’ignore le nom, qui consiste à additionner TOUS les chiffres que je rencontre. Plaques d’immatriculations (la première partie) (je rappelle pour nos amis qui ne sont pas d’ici qu’en France, une plaque se compose d’une série de chiffres, d’une série de lettres, et enfin du numéro du département), heures, numéro de téléphone, code d’accès, ce que vous voulez. Et comme ce numérologisme aiguë s’accompagne d’une superstition à la limite de l'handicap, si la somme des chiffres fait 13 (ou 4, puisque 1+3=4), au choix selon l’objet regardé et le moment, je ne me lève/couche pas, je recherche une autre voiture, je sais que la journée sera mauvaise, je me dis ce numéro de téléphone ne m'apportera rien de bon, et ainsi de suite… Et savoir que la somme des chiffres de ma date de naissance fait 13 (ou 4, toujours) constitue le grand malheur de ma vie.. Tout comme le fait que j’ai longtemps habité au 148 d’une avenue. Ah, oui, il existe de bons chiffres, genre 7 ou 12, pour faire original.
  2. Quand j’étais petit, je dormais dans la même chambre que mon frère. Ce dernier fait parti de cette catégorie très énervante des gens qui n’ont qu’à se tourner d’un côté pour s’endormir. Et ça n’est que très récemment que j’ai réussi à plus ou moins vaincre mes insomnies. Mettez vous à ma place, j’avais moins de 10 ans (très petit, donc), on joue avec mon frère dans nos lits respectifs, on dessine des choses au plafond avec nos lampes de poches, tout ça, et, lorsqu’on décide d’arrêter, mon frère met 1s 15 à s’endormir, tandis que mes yeux restent grands ouverts, à me demander comment il fait. On finit forcément par se dire qu’on est anormal.. J’ai tout essayé, calquer ma respiration sur la sienne, imiter sa position de sommeil, tout. J’étais intimement persuadé qu’il y avait un truc pour s’endormir aussi vite, et que personne n’avait pensé à me le dire. Au bout d’un moment, j’ai fini par me dire que le truc à faire n’était pas JUSTE AVANT de tomber dans le sommeil le plus profond, mais devait être fait DANS la journée. Tout fier de moi, j’ai commencé à y réfléchir sévère, et avec toute l’ingéniosité qui était mienne à cette âge, ainsi que le soupçon d’esprit tordu qui me caractérise depuis toujours, j’ai fini par me dire que c’était… le parfum des gens que je croisais qui m’empêchait de dormir. Allez comprendre pourquoi, je suppose que je devais sentir chaque passant me croisant, ou quelque chose comme ça… Toujours est-il que j’ai cessé cela du jour au lendemain. Je suppose que les soirs qui ont suivi, je devais être fatigué, ou alors, j’ai réussi à me persuader que ça marchait, car j’ai continué à le faire… tant et si bien que, même aujourd’hui, à cause de cette habitude vieille de plus de 15 ans, je ne respire que très rarement au moment où un passant me croise, ou alors, je respire par la bouche.. Et croyez moi, à Paris, pour ne pas rencontrer un type, faut le vouloir !
  3. Quoi d’autre… Je souffre également d’un trouble obsessionnel compulsif, heureusement encore léger, et que j’arrive plus ou moins à gérer, qui me fait me laver les mains une vingtaine de fois par jour.. En me levant, après être allé aux toilettes, avant et après de faire la cuisine, avant et après avoir mangé, après les transports en commun, en me couchant, et durant la journée… Oui, ça abîme la peau, oui…
  4. Bon, je crois qu’on a fait le tour des trucs un peu tordu… Ah, si, sinon, je fais des cauchemars assez sanglants, et qui reviennent de manière irrégulière, du genre avec des monstres éviscérant leurs victimes (genre, l’écorché de Resident Evil II), des gens qui me poursuivent (les trois Parques, notamment), ou moi tuant des hommes invisibles, des zombies (mes amis devenus zombies, plus précisément), et autres créatures humanoïdes et imaginaires, tout ça tout ça, quoi..
  5. Pff, c’est dur, cinq choses que vous ignorez.. Moi qui voulais continuer dans le même genre, je n’ai plus d’idée.. Bon, tant pis, on va faire dans le ridicule quand même. Quand j’étais petit, mais moins, cette fois ci vers 10-12 ans, mes horaires de cours n’étaient pas particulièrement contraignants. C'est-à-dire que je finissais souvent vers 14 ou 15h, rarement plus tard. Une fois chez moi, pas d’ordi, ni de console à l’époque, je n’avais que la télévision pour faire défiler au plus vite l’après midi. Ah, oui, et mes devoirs, oui, bien sûr. Bref, je m’ennuyais sévère, n’ayant jamais été un grand fan de la petite boite. Au bout de quelques temps, j’ai donc fini par utiliser le seul appareil à ma disposition qui pouvait encore me distraire, j’ai nommé… le Minitel. Bah, oui, au début des 90’, ce petit ustensile était fort répandu dans les foyers français, et, après tout, c’était le net de l’époque, hein... Oui, je sais, on se faisait bien chier, à cette période.
    Bon, je vous vois déjà sourire, et je suis certain que parmi vous, un certain nombre pense que j’allais sur ce que l’on appelait en ces temps le Minitel Rose (hop, un mot à googler, je vous passe la définition, elle parait évidente). Détrompez vous, geek un jour, geek toujours, je cherchais.. des jeux. Bah, oui. Pour ceux qui ne connaissent pas le Minitel, il faut savoir que c’est un terminal, un simple écran avec un clavier, qui ne permettait d’afficher que des caractères. Pas de disque dur, pas de disquette, ni quoi que ce soit. Je ne vous dis pas la qualité.. Mais ça m’occupait. (notamment un jeu de pirates, sur lequel je revenais souvent)
    Evidemment, à la fin du mois, quand la facture de téléphone arrivait (les deux factures, Minitel+ téléphone étaient liées), le montant total se trouvait gonflé d’une manière assez visible. Etrange, non ? Je n’avais pas du tout pensé à ce détail. Des heures passées sur des sites loin d’être gratuit, difficile de faire plus grillé. Cramé, même. Carbonisé. Et pourtant, ma mère n’a jamais su la vérité. J’ai prétendu avoir cherché les numéros de quelques amis (service  pourtant gratuit pendant 20 minutes), voilà tout, quand elle est venue voir si je n’avais pas une idée sur l’origine de l’importance de la facture. Je devais être rouge carmin, les yeux fouillant le mur derrière elle, à sa droite, à sa gauche, bégayant, le souffle court, et pourtant… et pourtant elle m’a cru. Sans rire. J’étais tellement soulagé, que j’ai poussé le vice jusqu'à lui proposer de payer les quelques centimes à propos desquels je me sentais responsable, sur cette satané facture. Ce qu'elle a refusé tout net. Gentille, ma mère, non ?
    Par la suite, j’ai continué à jouer, mais avec beaucoup plus de parcimonie…

Voilààààà (et merci à ceux qui sont arrivés jusque là)

Posté par Ze inconnu à 22:39 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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