Much Abdos about Nothing

31 janvier 2007

Des passes, moi, jeune qu'on prend plus

Aargh, un blog, c'est décidément beaucoup de responsabilités.. Je n'aimais pas les tamagochis, ou les Sims, parce qu'il fallait s'en occuper tout le temps, mais finalement, un blog, c'est pareil.
Enfin, si, un des Sims me plaisait un peu plus, celui qui n'était pas officiel, le Sims nommé "Single". L'idée était simple : deux coloc', du même sexe ou non, à faire coucher ensemble.
Dit comme ça, ça parait facile, mais en réalité..  Je les faisais s'offrir des cadeaux, les faisais se balader en sous-vêtements dans leur appartement, ils se disaient des gentillesses à longueur de journée, entre autres choses, et... bah, rien. A bas les jeux à inspirations américano-puritaines!
Bon, oui, ok, peut-être est ce moi qui suis impatient, et qui ai sauté les étapes (et pas la... euh, oui, bref), c'est une autre hypothèse probable, mais voilà.. J'ai ma fierté, quand même!

Bon, je vous préviens, aujourd'hui, ça va parler sévère de moi. Oui, déjà, c'est MON blog, et je n'ai jamais réellement parlé de ce sujet si passionnant, bizarrement. Et puis, il se passe plein de trucs tous plus intéressants les uns que les autres en ce moment. Le sel, le poivre, tout ça, quoi...
En parlant condiments, vous jetteriez un oeil dans mon mâââââââgnifique frigo, vous seriez surpris : C'est plein de légumes, de fruits, et de soja sous toutes ses formes. C'est dans ces petits signes qu'on voit que l'on vieillit... Bon, tant que je n'ai pas de robot-mixer-eplucheur-kifaitou, ça va encore. Mais il faut dire, vu mon incroyable boulot, j'ai besoin de vitamines. C'est simple, je ne savais même pas que ça existait (Ce métier, hein, les vitamines, j'en avais entendu parlé)

Comme je l'avais dit, je suis informaticien. Ce n'est pas que j'aime ça mais ça paye bien, pour ce qu'on fait. Et c'est toujours plus ludique qu'expert comptable, hein (Comme le disait un de mes profs de finance, un comptable, ça n'est jamais qu'un con derrière une table.. Un informaticien, c'est juste une andouille derrière un écran, c'est mieux). Je rappelle ce qu'est la programmation pour ceux du fond : c'est écrire des petits mots et autres chiffres pour se faire comprendre des cons machines, et s'émerveiller du progrès, qui nous offre des logiciels leur permettant de se colorer, différemment selon la catégorie du mot tapé. Tu mets un mot entre guillemets(" "), c'est bleu. Tu mets des guillemets simple(' '), c'est bleu ET gras. Ludique, je vous dis.

Alors que là.. Là, le top ludique de ma mission actuelle, c'est de savoir qu'en théorie, on peut jouer au démineur sur un distributeur de billets... Bon déjà, je ne vous sentais pas très chaud pour l'histoire des couleurs (attendez, attendez, en plus, "if" ou "else" apparaissent en rouge! top, non?), là, forcément, votre intérêt fond comme les pôles. Vos soupirs m'inondent, d'ailleurs.
Oui, bon, je rassure les rares inquiets, ma mission ne consiste pas en l'essayage des jeux Windows dans les banques, hein! Même ça, ça serait mieux, en y pensant. Non, mon boulot, c'est vérifier le bon fonctionnement de différents modèles de distributeurs, et, pour ce faire, insérer à longueur de journées des cartes bancaires (fausses) afin de récupérer des billets (faux). Yep, tout est faux, même le sourire de façade que tu fais le matin en croisant ta hiérarchie. Ça respire la joie et la motivation.

J'avais pris comme blague la petite phrase des anciens prisonniers de cette galère à mon arrivée "Oh, tu verras, la première semaine, tu déprimes vraiment, après, tu t'y fais". Bah dis donc, moi qui pensait que le bagne était terminé.. Bah, non, il a juste changé de forme, et tes juges ne voient apparemment plus l'intérêt de t'envoyer en Guyane (Remarque, ce n'est pas assez cruel, maintenant, t'as un feu d'artifice tout les ans, et avec un peu de (mal)chance, un barbecue stratosphérique gratis).

M'enfin, il faudrait qu'on m'explique un truc, quand même : Où est l'intelligence dans le fait d'embaucher un gars qui a des compétences X.. euh, Y, plutôt, pour lui faire faire un boulot requérant des qualités Z? (non, pas alphabétiseur, non) Un chef d'orchestre, il ne va pas prendre un type qui joue du tuba pour le mettre au triangle, non? (Oui, parce que niveau difficulté, ce que je fais, c'est plutôt triangle que violoncelle, hein)(Pourquoi le tuba? Euh.. je ne sais pas, la taille de l'instrument pour être original, sans doute). Donc, je ne comprends pas.. Et quand je ne comprends pas, au bout d'un moment (plus d'un an, quand même), j'arrête. Ou je regarde la solution sur le net, mais là, il n'y en a pas (Nulle, la vraie vie).
Et là, cerise sur le gâteau, quand tu présentes ta démission (oui, ça s'appelle comme ça, abandonner I.R.L.), ton chef EST ÉTONNÉ! Le type, il te met un peu partout au petit bonheur la chance, et il S'ÉTONNE de ton mécontentement! Non, mais là, il y a des choses qui me dépassent.. Je serai en Fiat 500, je ne verrais aucune différence..

 

Bref, tout ça pour dire qu'un jour, je mettrai une bannière à ce blog, c'est vrai que ça manque d'une accroche visuelle en arrivant ici, non? Reste plus qu'à m'y pencher..

Et comme je suis persévérant, dans un peu plus d'un an, j'abandonnerai mes recherches, et je chercherai la solution sur le net.
Hum, finalement, la vie en blog, c'est tellement plus facile.. Ça mériterait peut-être un peu plus d'attention, non?

Posté par Ze inconnu à 19:29 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


21 janvier 2007

L'épi polarise qu'on ennuie

Bon, allez, 13 notes, j'aime pas ce chiffre, et je vous ai longtemps laissé sans nouvelles, la dernière fois, alors me revoilà assez vite (enfin, selon mon référentiel, évidemment, si on compare avec Din ou Nobuo, en lien à votre droite, c'est un peu minable, elles qui écrivent une note par jour, parfois plus)(les folles)(non, non, aucune jalousie)(chut).
Ces temps-ci, je me transforme en vrai parisien. Non, pas parce que je suis grognon, grossier, que je rentre dans les gens ni parce que je suis égoïste, mais parce que je prends souvent le métro (oui, tout de suite, ça déçoit vachement, comme parisiannisme, hein)
Le métro, rien à dire, c'est pratique. Mais alors.. Bonjour les conditions : Les gens font la gueule, ça n'est pas véritablement sponsorisé par Sephora, et peu de lignes nous permettent d'admirer la fantastique architecture de la grisaille parisienne.
Et parfois, il est difficile de t'occuper, avec ta manie d'oublier de recharger ton lecteur, et d'avoir la flemme de trimballer l'enclume qui te sert de livre (note aux lecteurs, ce n'est pas la taille qui compte, c'est la manière de s'en servir lors de dîners mondains)
Heureusement, dans leur infinie bonté, les publicistes ont prévu de nous agresser jusque dans les wagons. Un peu partout, aux plafonds, sont suspendus les couvertures de divers magasines, parmi les plus littéraires que comptent la presse française.
Comprenez mon avidité : je ne vais pas chez le dentiste, pas chez le coiffeur, ni nulle part où il me serait permis ou possible de lire sans honte, car en cachette, ces magasines Moltonel. Alors, j'en profite, j'apprends.
Bon, évidemment, les couvertures, c'est fait pour attirer ton attention de manière inversement proportionnelle à ce qui est dévoilé. Et, autre inconvénient, en plus de ne jamais acheter un de ces magasines, soigneusement caché derrière un Playboy, je ne regarde jamais la télé, ni n'écoute la radio, alors les célébrités dont on me parlent me sont tout aussi inconnues que la musique pour André Rieu.
Petite présentation d'une couverture, à travers des yeux non initiés.
Ce mois-ci, comme partout, photos de gens à la plage (partie gauche de la couverture), si possible le moins vêtus possible, et si possible accompagné. Bon, rien de très intéressant, c'est comme les articles sur le sexe en été ou les boutons à 14 ans, c'est cyclique, faut attendre que ça passe.
En bas à droite, on me parle d'une personne qui m'est totalement inconnue. Je cite "Christophe, nouveau look, nouvelle vie". Avec une photo du quidam. Bon, sachant que le seul Christophe que je connaisse est un idiot qui hurle le nom d'une fille sur la plage (elle doit sûrement habiter un bungalow pas loin), en promettant de lui dire des mots écrits en bleu ou je ne sais quoi, et qu'il n'est plus spécialement jeune, je m'interroge sur la cote de célébrisation de cette personne. Et puis, si ils en sont à faire un article sur les gens qui voient leur vie se révolutionner après une coupe de cheveux et l'achat d'un nouveau jean, c'est que les affaires marchent mal. Ce qui n'est pas un mal, je vous l'accorde.

En haut à droite, David Charvet. Mais si, vous savez, celui qui jouait il y a 15-20 ans dans la série qui a lancé la mode des maillots de bains rouge taille unique sur les plages! (les séries conditionnent la mode, c'est bien connu. Bon, de nos jours, c'est plutôt la mode blouse de médecin, ou marié à une désespéré, c'est sûr que pour draguer sur la plage, c'est moins facile) Ah, pour lui, je vois un intérêt à ce genre de presse! Vu que personne ne se souviendrait de lui sans ce genre d'articles.. Si un producteur cherche un acteur pouvant jouer le rôle d'un jeune papa, ben, ça tombe bien, il vient d'avoir une fille! Et si un jour, un producteur cherche une personne sachant changer une couche, paf, il est là, photo à l'appui, il supporte l'odeur avec le sourire. Et, imaginons, un jour ses toilettes se bouchent, un article, des photos avec la ventouse, et hop, tout producteur qui se respecte saura où trouver son acteur plombier de WC. Le monde est bien fait.

Au centre, en gros, ZE article qui doit intéresser le public cible. Bon, habituellement, quand il n'y a pas d'actualités, pas de fausses couches, de mises en cloques, de mariage à Vegas, on se trouve une star sur le retour, et on lui fait raconter une histoire vieille d'avant guerre, on change le temps du récit, du passé simple ou de l'imparfait au présent, pour titrer en gros caractères "Cher : Elle tombe de son berceau! La chirurgie répare son visage". Ça ne rate jamais.
Là, fort heureusement, il y a eu une séparation : Justin quitte Cameron. Ce qui est bien avec ce genre de couple, c'est qu'on trouve une certaine unité des réactions chez les représentants des deux sexes, à l'annonce de la liaison, comme à celle de leur séparation. C'est sûr que pour René et Céline Dion, les réactions ont été et seraient un peu plus indifférente.
Là, ça ne rate pas, à peine célibataire, le Justin n'aurait apparemment qu'à se baisser pour se consoler. Apparemment, la star est sans coeur, et passe d'une conquête à une autre comme ça. On nous annonce qu'"elles le veulent toutes". Et trois photos accompagnent l'affirmation : Paris (l'hôtel de luxe dans lequel toutes les stars s'arrêtent (*)), Scarlett (pas celle qui risque d'être emportée par le vent (*)), et Kate (celle du fleuve qui coule principalement dans l'état de New York (**)). De l'information de premier ordre. On comprend pourquoi les gens qui écrivent tout ça exigent d'être considéré comme journalistes à part entière. Ils nous apportent de l'info vitale.

Et là, paf, une idée (oui, ça me frappe plus qu'autre chose, chez moi, les idées). Mais pourquoi donc s'échiner à faire plus qu'une couverture, hein? Après tout, la première page, censée être la plus intéressante de tout le magasine, est déjà d'un tel intérêt, ça en dit long sur le contenu.. Ça leur ferait faire des économies non négligeables, et moi, j'aurai toujours ma page à lire, dans mes moments de désœuvrements métropolitain intense.
Et puis, bon, ça éviterait à leurs "photographes" (oui, ils demandent eux aussi ce titre, mais j'ai tout autant de mal) de balancer des princesses sur les pilones des ponts parisiens, hein.
'Reusement que je ne suis pas connu, je suis assez ridicule en maillot de bain, je ne change jamais de look, mes enfants ne sont pas prêt de naître, et aucune fille ne me court après.. on ne parlerait jamais de moi, je sombrerai dans l'oubli..
Bah, j'ai toujours mes accidents de voitures à raconter, après tout, c'était il y a à peine 20 et 10 ans, alors...

(*) Je m'excuse auprès de mon poulpe et de Simone de B. pour ces misogynies qui s'essayaient humoristique
(**) Pour me faire pardonner, une devinette qui se veut intellectuelle, pour montrer que je sais faire autre chose

Posté par Ze inconnu à 21:10 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2007

L'homme poli chine, elle, de même, tique

Ouaaah, j'aurai mis du temps à l'écrire, cette 13ème note! Veuillez m'en excuser, l'hiver, ce n'est pas trop mon truc. Je deviens inactif, je ne mange plus des masses, je dors beaucoup, et ne sors de chez moi que pour le strict nécessaire (acheter à manger, acheter des mangas, voir ma boite aux lettres voir si mes CDs sont arrivés..le strict nécessaire, quoi).
Quoiqu'il en soit, l'hiver apporte en plus son lot de malchance, alors, l'envie de faire des choses.
Enfin, malchance, telle est mon impression. Je suppose qu'elle doit être un peu biaisé (oui, avec un i). Ca doit être le soleil : En été, tu pourrais te faire rouler dessus, t'es heureux, tout va bien et les oiseaux chantent, là, un post-it tombe de ton bureau et c'est le monde qui s'acharne contre toi.
Bref. Si vous voulez des nouvelles de mon ex-voisin agent secret, sachez que maintenant, son téléphone, c'est une télécommande. Ca commence pareil, de là doit venir l'idée. Je trouvais le briquet plus classe, là, vraiment... En plus, je suis sûr que sa télé est asiatique, ça gâche un peu le folklore franco-français.

Tiens, en parlant de ça, la malchance de l'hiver est aussi derrière notre Johnny. L'an dernier, ou je ne sais plus quand, il a voulu se faire naturaliser belge. Personne ne trouvait plus à redire que quand Delon s'est fait suisse. C'est vrai, Johnny, il a la frite, et Delon, c'est plus qu'un cas, c'est mille cas. (faites comme si de rien n'était, on pourrait vous voir) (et encore aurais je pu ajouter que Johnny, vu le nombre de ses mariages, il aime les moules, vous l'avez échappé belle).

Personne, évidemment, ne pourrait se douter que la Belgique est aussi un paradis fiscal. Enfin, considéré comme. Oui, parce que, en raison de ma décadente jeunesse sériaméricanisée, pour moi, un paradis fiscal, c'est genre les Bahamas, un soleil jaune-pièce-Bernadette, une mer verte-dollar, des yachts blancs-innocents, et des banquiers en tongs, et des mafieux en costumes sombres qui ne transpirent pas. Un univers d'une affolante réalité. Avec le recul, je me dis que la production de ces séries devaient avoir des envies de vacances, alors ils s'arrangeaient pour avoir un certain nombre d'épisodes avec un paradis fiscal. Je ne sais pas à quoi ressemblent les iles Caïmans, mais ça doit surement être rempli de marchands de tongs et de ventilateurs. Alors, la Suisse et la Belgique, des paradis fiscaux...
Déjà, il ne faut pas me prendre pour une buse, mais un banquier en tongs, en Suisse, je n'y crois pas. Ensuite, le soleil, en Belgique, il est jaune-frite. Et Johnny, dans un pays comme dans l'autre, même nu, il transpirerait comme un obèse dans un sauna McDonald's (un sauna et une grande frite, c'est plein d'énergie pour te dépenser, toi et ton porte-monnaie). Alors, dans un costume sombre...

Bref, ça réagit de toute part, dans notre belle classe politique. C'est vrai que les élections, c'est cette année. A droite, Johnny s'en est allé parce que les impôts français sont trop hauts. A gauche, Johnny s'en est allé parce que les impôts suisses sont trop bas. Soit... Et au centre? Johnny s'en est allé parce que les impôts à Bellegarde était trop haut. Logique...
Il y a quelques temps, c'était l'écologie, qui était à la mode pré-électorale. Et Nicolas Hulot que les politiques avaient dans le viseur. Tout de même moins glamour que Johnny. Heureusement qu'il n'est pas parti en Suisse, ça aurait été le bordel pour savoir qui ou quoi accuser.
J'attends qu'un sportif parte en Suisse, tient. Ah, c'est déjà fait? Et personne n'a rien dit?? Ah, oui, pardon, ce n'était pas en 2007, 2002, 1995, ou autre date marquante.
Allez, attendons le prochain thème de la campagne, qui ne manquera pas d'être la sécurité. A quand les reportages sur ceux qui fuient nos frontières par peur des autochtones? Et qui accuser? A droite, on dira que la police tape trop haut chez nous. A gauche, que la police tape trop bas chez les autres. Et au centre? Que la police nous casse l'entrejambe régulièrement...

Tain, vivement Avril et Mai, les batailles de chiffonniers à la télé et sur les affiches, les débats ridicules, les manifs de gens rongés par la culpabilité qui nieront ne pas avoir voté utile et donc pas responsable du stylo au deuxième tour, qu'on commence à se dire que, décidément, la France est remplie de cons, et qu'un jour, on la quittera pour voir ailleurs si, sans être fiscal, le voisin n'a pas un peu mieux comme paradis.. (et après tout, il y a un autre Johnny qui a réussi à atteindre l'Paradis)

Et c'est à ça qu'en est réduit la politique..
Bon, au moins, elle a toujours un rôle à mes yeux, hein, ça pourrait être pire.
Et n'oubliez pas de voter, surtout, vous pourriez finir dans une manif...

Posté par Ze inconnu à 21:06 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 janvier 2007

Sirènes, ça fait combien de pizzas?

En ces temps de fin d’année, et d’approches des fêtes, j’ai la motivation d’une moule sur son rocher. Du mal à me lever (faut dire que l’élevage de pingouins que je suis en train de préparer involontairement chez moi n’aide pas), du mal à partir bosser, du mal à faire quoi que ce soit de réellement intéressant là bas (cela dit, sur ce point, ce n’est guère ma faute). Par contre, je n’ai aucun mal à partir tôt le soir.

Mais évidemment, le jour où je dois aller à la fnac, le boulot se prolonge plus tard que prévu (notez que « plus tard que prévu », pour ce que je fais, c’est à peine 18h, hein)(et je suis payé)(un bien beau monde). Me voilà donc dans le RER puis dans cette caverne d’Ali-Baba plus tentatrice que les sirènes d’Ulysse à l’heure de pointe, pas longtemps avant Noël. L’heure de pointe de l’heure de pointe, donc. En temps normal, les sirènes, elles ont du plomb dans l’aile. Elles ont beau gueuler, s’agiter, crier pour que tu t’approches « Youhou, beau brun (oui, c’est moi qui écrit, je me décris comme je veux, je vous emmerde), viens me voir, moi, joli livre, viens caresser ma couverture » « Youhou, beau brun (ouais, bon, elles n’ont pas d’originalité, hein, après tout, ce sont des femmes à queues), viens tâter des yeux mon écran si beau » « Youhou je vous trouve très beau (ah, tiens, une étrangère qui va au ciné), viens écouter disque, toi pouvoir acheter moi chère, mais toi aimer ça », c’est toi qui choisis.

Bon, elles ont quant même le dernier mot, hein, faut pas croire, on vit dans une société de consommation de sirènes. Un jour de semaine en Mai, t’as beau t’attacher à un mât avec ton lecteur sur les oreilles pour ne pas te faire avoir, tu ramènes invariablement une sirène chez toi. Qui finit par se transformer en avertisseur sur ton compte en banque. Saloperie.

Par contre, la dernière semaine de courses avant Noël, la sirène devient marchande de poissons. Tu vas me dire, c’est une suite logique. Elle crie, elle hurle, elle t’insulte et te bouscule, elle n’en a rien à foutre, de toute façon, tu es OBLIGÉ d’acheter. Et elle le sait, elle le sent à la frénésie autour d’elle.

Et comme si ça ne suffisait pas, alors qu’en temps normal, tu es le seul pige.. client à aimer leurs chants, la beauté de leurs lignes épurées, la finesse de leur son, la qualité de leur pixel, là, comme par hasard, tout le monde les aime. Et évidemment, la fidélité de ces sirènes est corrélée à ton portefeuille. Tu te crois aimé, tu découvres que ta sirène, à qui tu fais les yeux doux depuis des mois, lui promettant monts et merveilles dès que ton compte en banque sera assez garni pour l’accueillir en ton sein, est prête à partir avec le premier venu, tant que celui-ci a l’air de pouvoir subvenir à ses besoins. Je crierai bien fille facile, mais je crains d’être mal vu. Après tout, c’est son métier. Pas être fille facile, être sirène. En fait, elle est un peu comme ces enfants difficiles de la DDASS qui attendent d’être recasés dans une famille, quand celle-ci arrive, ils se transforment en angelot.

Et ce qu’elle préfère, la sirène, c’est quand on se bat pour elle. Elle est la dernière en magasin, la dernière avant la prochaine livraison marine, qui aura lieu en 2007, et TOUT ses prétendants se livrent à une valse d’excès en tout genre, sont prêts à en venir au main, se bousculent à la moindre occasion, et se jettent sur leur garde-chiourme avec l’avidité de Philippe Bouvard sur une blague. Évidemment, tout comme celui-ci, ils se trompent souvent de personne. Et la sirène continue de chanter, tandis que l’observateur sourd ou non intéressé observe avec ravissement ce match de foot de pupilles, quand tout les gamins s’agglutinent autour du ballon comme des mouches sur euh… Le Pen ?, et suivent le ballon en criant. Et l’entraîneur a beau s’époumoner, cela continue toute la partie. Là, pareil, sauf que certains mauvais joueurs veulent continuer à jouer à la baballe même une fois la partie terminée. Ils crient après l’arbitre parce qu’il a favorisé un des concurrents (de là à ce que celui-ci soit en jupe, il est accusé de coucher avec elle. De là à ce que l’arbitre soit lui même en jupe, ou efféminé, je te dis pas jusqu’où ça peut aller.. Le français est décidément TRÈS mauvais joueur, en plus d’être sexiste)(Bon, évidemment, un arbitre en jupe, ça n’arrive pas assez souvent.. Sauf en finale en Juillet, elle était déguisée et couchait avec les italiens).

Bref, les sirènes, à Noël, elles ont plus de pouvoir que Chirac et Sarkozy. Et là, moi, je dis : Non. Parfaitement, comme De Gaulle et une femme migraineuse, je dis non. Oui, les hommes migraineux disent aussi non. Mais là n’est pas le débat. Parce que non seulement, on se doit d’acheter tous des sirènes, et même pas pour soi, mais en plus, vu que tu es jeune, et donc encore un peu étudiant, c’est à dire que tu fais tout au dernier moment, la sirène que tu recherches est partie depuis bien longtemps avec l’homme de sa vie, pour que tu te retrouves avec, au choix, un bébé sirène (le modèle un peu moins fin au niveau du son, difficile à maîtriser, et moins beau et attirant, forcément), ou la cousine légèrement attardée (lente, peu maniable, incapable de fonctionner sans toi, et encore, il lui faut 3h d’explications quand t’es là). Comment être satisfait, dans ces cas là ? Évidemment, tout ça finira encore une fois sur Ebay, à enrichir un propriétaire ingrat certes, mais pas complètement stupide.

Je vous le demande, moi, est ce qu’on ne pourrait pas chacun choisir le jour de son Noël ? Pour certain, en Juillet, d’autre fin Septembre, ou pourquoi pas en Mars, qu’importe !

Mais je dis non aux sirènes achetées dans l’urgence ! Non aux batailles pour les faveurs de l’une d’entre elles ! Aidons-nous, associons-nous, unissons-nous pour que tout le monde les ait à tour de rôle !

Euh… Enfin, pas comme ça, hein, bande de voyous !

L’esprit de Noël n’est plus ce qu’il était…

Et une bien bonne année à vous

Posté par Ze inconnu à 22:20 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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